France: bilan de l’Assemblée plénière de la Conférence des évêques(121190)
Lourdes/Paris, 12novembre(APIC) "Le dossier que nous étudions se ferme
autour du dimanche chrétien! Sans doute parce que nous ne sommes pas assez
attentifs au problème des rythmes hebdomadaires des hommes de notre temps!"
C’est en ces termes que Mgr Jean-Charles Thomas, évêque de Versailles, a
interpellé les évêques de France réunis à Lourdes du 6 au 12 novembre en
Assemblée plénière annuelle. Plusieurs autres thèmes ont été abordés durant
cette session marquée par la désignation du successeur de Mgr Albert Decourtray à la présidence de la Conférence des évêques de France en la personne de Mgr Joseph Duval, archevêque de Rouen.
"Comment constituer des paroisses vivantes, capables de témoigner de la
mission de l’Eglise et de la communion, notamment à travers la célébration
du dimanche?" Ainsi pourrait-on résumer les thèmes des trois dossiers qui,
pendant cette semaine de travail, ont concentré l’attention des évêques
français.
La trentaine de synodes diocésains qui se sont tenus ou se tiennent actuellement en France ont tous abordé la question de la restructuration des
paroisses. Les mutations de la vie moderne, la diminution du nombre des
prêtres, l’émergence de responsables laïcs..., tout cela modifie profondément le visage traditionnel de la paroisse : un prêtre au moins pour chaque
clocher, une communauté stable... Une enquête sur les paroisses avait été
lancée dans les diocèses, dont les résultats ont été présentés à l’Assemblée. Aucune règle n’a été fixée aux diocèses pour restructurer les paroisses, mais il est apparu que les expériences sont partagées d’un diocèse à
l’autre, permettant que l’évolution se fasse à la fois dans l’unité et la
diversité.
Le problème du travail du dimanche
En ce qui concerne le dimanche, il est apparu intéressant au Conseil
permanent d’inviter un économiste à présenter son point de vue sur le travail dominical: Jean-Claude Sailly, de l’Université catholique de Lille,
s’est vu confier cette tâche. Il a clairement montré comment le travail du
dimanche posait un problème non seulement économique, mais aussi familial,
social, philosophique et religieux. Il a souligné le rôle de l’Eglise dans
le combat en cours pour insister sur les enjeux pour l’ensemble de la vie
sociale. Un débat qui est du reste loin d’être clos!
Le troisième dossier concernait l’"Eglise, communion missionnaire": la
communion, que l’Eglise "tire de l’unité du Père, du Fils et de l’Eprit",
et sa mission, qui découle de "la mission du Christ lui-même".
Les évêques, après les propos tenus par leur ancien président, le cardinal Albert Decourtray, archevêque de Lyon, et l’interprétation qui en avait
été faite, ont en outre tenu à faire une déclaration non seulement sur la
crise du Golfe, mais aussi sur les problèmes qui concernent l’ensemble de
la région. Ils rappellent notamment que "la paix et la justice marchent ensemble", et que "tout doit être mis en oeuvre pour favoriser une logique de
paix". Les évêques demandent que "le règlement de cette crise du Golfe
ouvre la voie à celle des autres conflits de la région". (apic/mjh/pr)