France: Assemblée plénière des évêques de France (301089)
Lourdes, 30octobre(APIC) Les évêques de France, réunis à Lourdes du 27 au
30 octobre pour leur assemblée plénière annuelle, ont inscrit pour la première fois le thème des paroisses à leur ordre du jour. La diminution du
nombre de prêtres, un changement dans la dynamique des mouvements d’action
catholique et l’entrée des laïcs sur le terrain des responsabilité ecclésiales conduisent à redéfinir le rôle des paroisses.
"Il ne s’agit pas de reconstituer une structure, affirme avec conviction
Mgr André Fauchet, évêque de Troyes, mais de rechercher comment l’Eglise
peut être servante de l’humanité". Ou encore de voir, dit Mgr Joseph Rozier, évêque de Poitiers, comment elle se situe dans "le déroulement de
l’histoire de la vie des hommes et de ses grands moments qu’elle accompagne
(la vie, l’amour, la mort) dans la diversité de ces éléments".
En fait, on s’aperçoit que, d’un diocèse à l’autre, la structure paroissiale varie, quand elle ne recouvre pas des réalités différentes au sein
d’un même diocèse. "A la suite de notre synode diocésain, rappelle Mgr
Georges Gilson, évêque du Mans, nous avons décidé la restructuration des
paroisses rurales dont la moitié sera renouvelée. De 83 communes, on va
passer à 20 ou 23 paroisses. Et ceci se réalise après consultation et en
accord avec les habitants et les conseils municipaux..."
Est-ce à dire que les églises des villages vont être livrées à l’abandon? "Non, répond Mgr Gilson: les familles ont le droit strict de célébrer
mariages et obsèques dans le village, ce qui évite de désacraliser des
lieux de cultes". En zone urbaine, le problème se pose différement, d’autant que la pénurie de prêtres se fait souvent moins sentir. Certains diocèses aussi se sont regroupés pour étudier "ce qu’ils pouvaient mettre en
commun", explique encore Mgr Jean Chabert, évêque de Perpignan, dont le
diocèse est concerné par cette initiative.
Diversité donc des situations - "la diversité n’est pas un fourre-tout:
elle est un atout!" a lancé l’évêque de Poitiers. Pas question, actuellement, d’enfermer cette diversité dans un texte, une déclaration commune:
"Commençons par établir un lexique des termes que nous employons concernant
les paroisses, afin que, lorsque nous échangeons entre nous, nous sachions
au moins de quoi nous parlons!" conclut Mgr Joseph Duval, archevêque de
Rouen et vice-président de la Conférence épiscopale. Pour le reste, le travail est amorcé, mais c’est à partir de la réalité vécue sur le terrain, de
la diversité de cette réalité, que pourra peut-être, un jour, être dite une
parole commune. (apic/mjh/pr)