France : affaire Rushdie (260289)
Paris, 26février(APIC) Le cardinal Albert Decourtray, président de la
Conférence des évêques de France et archevêque de Lyon, a tenu à préciser
le soir du vendredi 24 février la teneur exacte de ses dernières déclarations au sujet de l’affaire Rushdie, déclarations qui ne concernent d’ailleurs que cette affaire.
Le cardinal, interrogé par un journaliste de la Radio "Europe 1" le 16
février 1989, a déclaré : "C’est abominable de condamner à mort quelqu’un
qui a écrit un livre. Ce n’est pas conforme à la véritable religion, ni au
sens de l’homme et à la conscience humaine". Mgr Decourtray a ajouté : "La
religion est souvent profanée. Ce n’est pas une raison de mettre à mort
ceux qui la profanent. Au contraire, c’est une raison pour essayer de les
aimer davantage. Tout en défendant par les moyens juridiques,
démocratiques, le droit de la religion d’être respectée. Mais cela c’est
autre chose qu’une condamnation à mort sauvage, archaïque, primitive".
Le 21 février, le cardinal Decourtray a également déclaré à la question
de l’offense des croyants (le film de Scorcese pour les chrétiens, le livre
de Rushdie pour les musulmans): "A côté des réations fanatiques qui sont
elles aussi des offenses faites à Dieu, j’exprime ma solidarité à tous ceux
qui vivent dans la dignité et la prière cette blessure" (apic/segecef/bd)