Lyon, 8mai(APIC) 87 diocèses, sur les 92 que compte la France, étaient
représentés lors de la 3e session nationale des délégués au diaconat permanent, qui s’est déroulée du 3 au 6 mai à Lyon, sur le thème "Diacres pour
demain". Pour la première fois, les diacres étaient largement représentés
(94 sur 185 participants). La présence de prêtres délégués de la mission de
France, de l’Action catholique ouvrière (ACO), et de l’aumônerie des gitans, venus participer aux travaux de réflexion, était aussi une première
Le diaconat permanent a été rétabli en France par la Conférence épiscopale en 1966. Il connaît actuellement un réel essor. Les chiffres ont en
effet doublé en 4 ans, puisque quelque 500 diacres sont aujourd’hui recensés. Parmi ceux-ci, 88% sont mariés. Quant à la moyenne d’âge, elle est
d’environ 53 ans. Pour ces prochaines années le chiffre de 1.000 diacres
est avancé. Les trois régions apostoliques qui comptent le plus de diacres
sont: l’Ile de France (71) le Nord (64) et la région Centre/Est (61).
Les travaux de la 3e session nationale ont permis de dégager les grandes
orientations pour les 5 ans à venir. Tout d’abord, un effort va être fait
pour susciter, du sein même des différents milieux sociaux, des vocations
de diacre qui sont, pour l’instant, surtout des cadres moyens. Concernant
la formation des diacres, l’accent est mis sur une forme "de tutorat" à la
carte. La formation devra être personnalisée, mais menée par une équipe,
éventuellement interdiocésaine, et qui comporte des diacres formateurs.
Cette formation doit permettre de développer chez les candidats une réelle
aptitude à la collaboration.
Après l’ordination, il semble nécessaire qu’un lieu de révision et de
justification de leur ministère soit proposé aux diacres. Ces derniers souhaitent aussi la constitution "de corps de diacres" ou ils pourraient faire
le point ensemble. A propos du ministère diaconal, les congressistes ont
souligné l’importance de l’activité professionnelle du diacre, en mettant
toutefois l’accent sur sa participation à la vie associative, culturelle,
sportive ou politique. Le diacre, disent-ils, doit viser des lieux de premières évangélisations (enseignement ou santé), là ou il n’y a pas de
repères visibles de l’Eglise. Il se situe en même temps au coeur de la mission diocésaine, et participe au ministère de l’évêque dans son attention
aux pauvres, et doit interroger l’Eglise sur la qualité de son service.
Le diaconat en France, tel qu’il apparaît après cette 3e session est
coresponsable de lui-même, en collaboration avec les prêtres et les
évêques. "Le diaconat est vivant", a dit Mgr Emile Marcus, délégué de
l’épiscopat au Comité national du diaconat, au terme de cette rencontre.
Pour ce dernier, l’Eglise, les ministères, les mouvements laïcs, ne peuvent
plus vivre sans compter avec le diaconat permanent. (apic/kw/pr)