Bruxelles, 01décembre(APIC) Voici dix ans, lors de son assemblée générale
tenue à Namur, UNDA (Association catholique internationale pour la Radio et
la Télévision) lançait l’idée de stimuler ses membres à travers le monde,
ainsi que tous les éducateurs, à développer considérablement l’éducation
aux médias. L’organisation lança un mot qui a fait fortune pour couvrir ce
concept: l’"éducommunication".
A une époque ou chacun est assailli de tous les côtés par de multiples
messages médiatiques, une formation sérieuse face à ce phénomène s’impose.
Chaque jour, revues, journaux, bandes dessinées, radio, cinéma, TV... nous
informent ou nous divertissent. Grâce aux nouveaux médias comme la vidéocassette, le câble, le satellite et l’ordinateur, les sources d’images se
multiplient quasi à l’infini. Le seul moyen de résister à ce raz-de-marée
est de former chacun, dès l’école, à ces médias et à leur utilisation.
Pour UNDA, il s’agit d’abord d’apprendre à exercer son sens critique.
Cependant, il ne faudrait pas partir d’une optique négative qui mènerait à
résister aux "influences néfastes" des médias. Il est beaucoup plus positif
de former chacun à devenir un bon communicateur, capable non seulement de
bien recevoir les messages et d’en tirer profit, mais encore d’en produire
et de les transmettre. Aujourd’hui, tout le monde est appelé un jour ou
l’autre à parler devant un micro ou une caméra, à employer un ordinateur, à
rédiger un communiqué de presse ou même à réaliser une vidéocassette. Comment l’école et les autres organismes de formation extra-scolaires pourraient-ils faire l’économie d’un tel apprentissage?
Après dix ans, le bilan dressé par UNDA est positif. Nombre de ses
membres à travers le monde (à Malte, en Corée du Sud, à l’Ile Maurice, aux
Philippines...) ont pris des initiatives qui se développent de plus en
plus. Pour les aider, le secrétariat général de l’Association, qui a son
siège à Bruxelles, a pris l’initiative de lancer un bulletin: "Educommunication nouvelles". Celui-ci offre au lecteur des articles de réflexion, des
comptes rendus d’expériences, des descriptions du contenu de cours ou de
stages, ainsi que des références bibliographiques détaillées.
A notre époque plongée dans une civilisationde la communication, l’"éducommunication"ne peut rester le domaine réservé de quelques enseignants et
éducateurs à la recherche d’activités socio-culturelles originales, mais
doit devenir une discipline de base au même titre que l’enseignement de la
langue maternelle. (apic/cip/bd)