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    Flueli-Ranft : l’"Aide aux enfants de (210688)

    Bethléem" fête son 25ème anniversaire

    Menace sur la présence chrétienne en Terre Sainte

    Flueli-Ranft, 21juin(APIC) "Je n’exagère pas si je vous dis que près de

    la moitié de tous les chrétiens qui vivent à Jérusalem et dans les

    territoires occupés sont en train de mettre en ordre leurs papiers et

    demandent des visas; c’est un fait que les chrétiens de Jérusalem ont déjà

    préparé le contrat de vente de leurs maisons et de leurs magasins pour les

    remettre à des musulmans si la situation se détériore" : tel est le cri

    d’alarme lancé mardi au Flueli-Ranft par le Père Immanuel Jacobs, prieur de

    l’abbaye bénédictine de la Dormition à Jérusalem, à l’occasion du jubilé de

    l’"Aide aux enfants de Bethléem".

    Cette oeuvre d’entraide catholique, soutenue par la Conférence des

    évêques suisses, fête en effet cette année son 25ème anniversaire, alors

    que la situation dans les territoires occupés par Israël ne cesse de se

    dégrader. Le Père Immanuel qui a rappelé l’importance de "l’ilôt de paix"

    que représente l’"Hôpital Caritas des enfants de Bethléem", a affirmé que

    la "guerre des pierres" a déjà fait plus de 200 morts, 800 infirmes et de

    2’000 à 3’000 blessés, sans compter les milliers de prisonniers détenus

    dans des conditions inhumaines, l’emploi de la torture, la destruction de

    maisons et la déportation d’opposants. Ce qui est tragique, relève-t-il,

    c’est que les Israéliens sont tellement divisés qu’ils sont incapables de

    faire la paix et on a l’impression qu’il y a deux gouvernements dans le

    pays. Et de relever encore la montée de l’extrême droite et la faiblesse

    actuelle du mouvement de la paix israélien.

    Du côté palestinien, affirme-t-il, les chrétiens sont pris entre deux

    feux et se sentent menacés par la montée du fondamentalisme musulman : à

    Gaza, 5 mosquées se réclament désormais du shiisme et reçoivent de l’aide

    de l’étranger. Le danger fondamentaliste ne menace pas seulement les

    chrétiens, estime-t-il, mais également les Israéliens, qui devraient

    négocier avec les Palestiniens maintenant, car ils devront peut-être parler

    dans quelques années avec des "Khomeinys" et il n’y aura plus rien à

    négocier.

    Au cours d’une célébration eucharistique à la chapelle du Ranft, Mgr

    Otto Wüst, évêque de Bâle, entouré de l’évêque auxiliaire de Fribourg en

    Brisgau et d’une quinzaine de prêtres, a rappelé les débuts de l’"Hôpital

    des enfants de Bethléem", en ce Noël de 1952, quand un prêtre valaisan, le

    Père Schnydrig, vit comment un réfugié palestinien enterrait son enfant

    mort de froid et de faim dans la terre boueuse alors que retentissaient les

    cloches des églises de Bethléem appelant les fidèles à la messe de minuit.

    Bouleversé, le Père Schnydrig posa ce jour là les premiers jalons de ce qui

    est aujourd’hui l’une des plus utiles et des plus prestigieuses

    institutions sanitaires des territoires occupés, l’ "Hôpital Caritas des

    enfants de Bethléem", qui accueille actuellement une centaine d’enfants

    palestiniens. (apic/be/ym)

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