Fête-Dieu en Suisse romande (250589)
Fribourg, 25mai(APIC) Les cantons catholiques de Suisse Romande ont
célébré la Fête-Dieu ce jeudi 25 mai. A Fribourg, la cérémonie s’est déroulée dans les jardins de l’Université et la procession qui a suivi a traditionnellement traversé la Ville. Dans le Jura, on a fêté le Corps du Christ
dans 54 paroisses. Tradition oblige, certains villages avaient dressé des
reposoirs. En Valais, enfin, la messe de Sion a réuni les fidèles sur la
place de la cathédrale. Une procession a ensuite traversé la Vieille-Ville.
En ville de Fribourg, Mgr Pierre Mamie, évêque de Lausanne, Genève et
Fribourg, qui présidait la cérémonie, a rappelé aux quelque 2000 fidèles
présents l’importance du pain en soulignant : "Le pain n’est pas une nourriture qu’on mange tout seul, la Communion, est un geste de vie fraternelle".
La procession qui a suivi a permis aux nouveaux premiers communiants de
défiler. Certains portant des corbeilles de pain, d’autres tenant dans la
main une rose rouge, couleur du sang. Les sociétés d’étudiants, des professeurs de l’Université, les autorités de Fribourg, le chapitre de la
cathédrale et de nombreux prêtres et religieux de la ville ont également
pris part à la procession haute en couleurs.
Dans le Jura, la Fête-Dieu a rassemblé comme chaque année de nombreux
fidèles. Dans chaque commune ou presque, des reposoirs ont été installés
dans les localités sur le parcours de la traditionnelle procession. Les
villages ont été fleuris en l’honneur de cette fête qui se transmet de
générations en générations depuis le XIIIe siècle.
En Valais, et à Sion en particulier, Mgr Henri Schwery, évêque de Sion,
qui présidait la célébration, a rappelé aux fidèles que "la Fête-Dieu n’est
pas du folklore, elle est accueil de Dieu dans une foi authentique". Dans
son homélie, l’évêque de Sion a interpellé chacun sur la solidité de sa
foi. Soulignant la disproportion entre l’enthousiasme manifesté lors
d’événements profanes et la ferveur religieuse, il a constaté : "Notre foi
est tiède, il nous faut la renouveler par la prière, la réflexion et la
méditation de l’Ecriture".
Mgr Schwery a également exprimé le désir que l’Eglise soit entendue par
les médias. Quelques lignes dans un journal, quelques minutes d’émission ne
suffisent pas à "expliciter la profondeur de ce que nous appelons un acte
de foi". A qui la faute ? "J’accuse, dit l’évêque, non la presse mais nous
les chrétiens", en faisant allusion à la complicité des chrétiens dans la
marginalisation dont souffre l’Eglise dans le domaine de l’information.
(apic/cor/ajir/bd)