Ce 15 août 2025, le pape Léon XIV a célébré la messe de l’Assomption de la Vierge Marie en invitant les fidèles à «choisir la vie», comme Marie l’a fait en acceptant d’être la mère de Jésus-Christ. Dans l’église de Castel Gandolfo, où il passe ses vacances, le pape a fait l’éloge des femmes qui œuvrent pour la paix «dans un monde en morceaux».
Ce matin, le pape Léon XIV a retrouvé les paroissiens de la petite église de San Tommaso da Villanova, à Castel Gandolfo. Arrivé le 13 août dans la villégiature estivale des papes pour son second séjour de l’été, le nouveau pontife a célébré la solennité de l’Assomption. Selon la tradition, Marie, la mère de Jésus, n’a pas été soumise à la mort. Préservée des conséquences du péché, elle a été, selon le terme technique, «assumée» au ciel – d’où le terme assomption –, avec son corps et son âme.
Dans son homélie, le pape Léon XIV a commenté ce mystère. «En Marie, montée au Ciel, nous avons raison de voir notre destin. Elle nous est donnée comme le signe que la résurrection de Jésus n’a pas été un fait isolé, une exception», a-t-il souligné. Le pontife américain a décrit la Vierge comme un «entrelacement de grâce et de liberté» poussant chacun à «la confiance, au courage, à l’engagement dans la vie d’un peuple».
«N’ayons pas peur de choisir la vie», a ainsi lancé Léon XIV, quand bien même «cela peut sembler dangereux, imprudent». Il a alors mis en garde contre les «voix de mort» qui murmurent ce type de tentations: «Pourquoi fais-tu cela? Laisse tomber! Pense à tes intérêts». Pour le chef de l’Église catholique, les «sécurités humaines» ou bien le «bien-être matériel» menacent d’endormir les consciences. Alors survient «la mort», un terme revenu onze fois dans l’homélie.
Les «apôtres de la résurrection» d’aujourd’hui
La mort intervient «sous forme de résignation et de lamentations, de nostalgie et d’insécurité», a détaillé le pape. Dans ce scénario, le monde ancien cherche encore le «secours des riches, des puissants, qui s’accompagne généralement du mépris des pauvres et des humbles». Or, la vie ne se trouve pas ici. «L’Église vit dans ses membres fragiles, elle rajeunit grâce à leur Magnificat», a-t-il insisté, en référence au chant de louange de la Vierge Marie après l’annonce par l’ange Gabriel qu’elle deviendrait la mère du Christ.
Le pape a conclu en faisant l’éloge de ceux qui sont aujourd’hui les «apôtres de la résurrection». «Dans les communautés chrétiennes pauvres et persécutées, les témoins de la tendresse et du pardon dans les lieux de conflit, les artisans de paix et les bâtisseurs de ponts dans un monde en morceaux sont la joie de l’Église», a-t-il déclaré. Et d’assurer: «beaucoup d’entre eux sont des femmes, comme la vieille Élisabeth et la jeune Marie: des femmes pascales. Laissons-nous convertir par leur témoignage!».
Le pape récite l’Angélus sur la place de la Liberté
À la fin de la messe, le pape Léon XIV a pris le temps de saluer les quelque 2'500 fidèles venus célébrer avec lui la grande fête mariale. À midi, il a récité la prière mariale de l’Angélus depuis la place centrale de la petite ville située à une trentaine de kilomètres au sud-est de Rome. Il a prononcé une brève catéchèse sur le «mystère de Marie, la femme dont le Fils de Dieu a pris chair».
«Marie, que le Christ ressuscité a prise avec lui dans la gloire, corps et âme, resplendit comme icône d’espérance pour ses enfants en pèlerinage dans l’histoire», a-t-il confié depuis le perron du palais apostolique. «Alors que nous cheminons, individuellement, en famille, en communauté, surtout lorsque les nuages s’amoncellent et que le chemin devient incertain et difficile, levons les yeux, regardons vers elle, notre Mère, et nous retrouverons l’espérance qui ne déçoit pas», a-t-il conclu. (cath.ch/imedia/hl/bh)