Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Festival de Cannes : le bilan du président du jury oecuménique (200588)

    Cannes, 20mai(APIC/Yvan Stern) Dans moins de trois jours, le 41ème

    Festival de Cannes sera terminé. Le père François Chaigne préside le jury

    oecuménique. Délégué général de Chrétiens médias France et responsable à ce

    titre de l’Office du cinéma, il connaît bien , comme Niçois, le Festival de

    Cannes.

    Son impression générale : "Cette année, les films importants arrivent

    tous en même temps, à la fin. Je retiens surtout "A world apart", sur

    l’apartheid, "Drowning by numbers", de Peter Greenaway, à cause de son humour, même s’il est assez nihiliste, "Pelle de conquérant", du Danemark,

    "Le roi des enfants", de Chen Kaige, un regard sur la révolution culturelle

    en Chine et la vie dans une province reculée de ce pays, "Tu ne tueras

    point", de la Pologne, un film assez dur, ou encore "Chocolat" de Claire

    Denis, un film grand public sur les relations noirs-blancs en Afrique, il y

    a quelques années". Cette année, pour l’instant, on a pu voir beaucoup de

    films intéressants, importants, mais qui restent insatisfaisants sur un

    point ou sur un autre.

    YS. Y a-t-il des thèmes communs qui se dégagent de la sélection officielle?

    FC. Beaucoup de réalisateurs proposent une vision du monde ou de la

    réalité à travers les yeux d’enfants. Dans plusieurs films, le personnage

    principal est un gosse. D’ou une certaine innocence ou naïveté, ou encore

    pureté. Mais ça permet d’aborder les grands problèmes du monde de manière

    plus intimiste, moins militante. Les questions que posent les films sont

    plus importantes que les réponses. Les spectateurs sont invités à prendre

    position, à aller plus loin dans la réflexion, librement.

    Le film sur l’Afrique du Sud l’illustre bien. Il dénonce l’apartheid à

    partir de l’histoire authentique d’une militante blanche de l’ANC (Congrès

    National Africain), mais sans pathos. "Pelle" met en scène des réfugiés

    suédois au Danemark, au siècle dernier. Le problème des réfugiés est

    d’actualité.

    Une autre constante, c’est la volonté marquée par plusieurs réalisateurs

    de lire la réalité d’aujourd’hui à travers le passé. Des exemples ? Le

    "Navigator", l’un des films les plus religieux de ce festival, ou "Pascalis

    island".

    Il y a aussi - et c’est un gage de sincérité - un bon nombre de films

    autobiographiques ("Chocolat", "A world apart") ou qui sont le moyen, pour

    le réalisateur, de se pencher sur son passé, de rechercher ses racines.

    YS. Comment est perçu un jury mandaté par des organisations chrétiennes ?

    FC. La plupart des membres du jury (journalistes, distributeurs de films

    ou, pour Filippe Sawadogo, du Burkina Faso, directeur d’un festival) il y a

    de nombreux contacts liés à leur travail. Le stand installé au marché du

    film facilite ces contacts. Le président du festival, M. Viot, a invité le

    jury à une petite réception et nous a rappelé l’estime dans laquelle il

    tient le travail des organisations chrétiennes. (apic/ys/ym)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus