Festival de Cannes (150589)
"Jésus de Montréal" reçu triomphalement par la presse et le public
Cannes, 15mai(APIC/Yvan Stern) Présent lundi soir en compétition officielle au Festival de Cannes, le film "Jésus de Montréal", du réalisateur
Denys Arcand, a été reçu triomphalement par la presse et le public. C’est
l’histoire de quatre comédiens à court d’engagements qui acceptent de
mettre en scène dans les jardins du Mont-Royal, à Montréal, la Passion du
Christ.
Ces représentations sont organisées par l’archevêché depuis de longues
années déjà. Les jeunes comédiens vont actualiser le texte. Ces rôles vont
changer profondément leur vie. Sur ce canevas, Denys Arcand brosse des épisodes de la vie du Christ comme l’appel des disciples (l’acteur principal
cherchant d’autres acteurs dans le milieu pourri du "show bizz", les tentations du Christ par l’intermédiaire d’un avocat véreux, la critique du pouvoir des prêtres, de la hiérarchie...).
On peut reprocher à Arcand, auteur auparavant du "Déclin de l’Empire
américain", un schématisme assez lourd : publicitaires débiles, autorités
ecclésiastiques incapables de dialoguer, etc. Il ne fait pas non plus dans
la nuance en matière exégétique. Son film, néanmoins, qui peut se situer
dans la ligne des mystères de la Passion joués au Moyen-Age, ou encore de
"A la poursuite de l’Etoile" de Olmi, est une bonne découverte de ce Festival de Cannes. On peut être certain que, quelques maladresses mises à part,
il ne provoquera pas les mêmes réactions que le film de Martin Scorsese "La
dernière tentation du Christ". "Film que je n’ai pas vu, signale le réalisateur. Avant, pour éviter d’être influencé; après, pour n’avoir pas à répondre à des questions à son sujet". (apic/ys/be)