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    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
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    Femmes, liturgie, homosexualité: coup d’œil sur les rapports synodaux

    Dans les «rapports intermédiaires» publiés le 17 novembre 2025, les groupes de travail du Synode sur la synodalité présentent leurs premières hypothèses, un mois et demi avant le rendu de leurs conclusions. On y trouve la demande d’une liturgie plus participative et synodale, la gestion des différents points de vue sur l’homosexualité ou encore des suggestions sur le mode de sélection des évêques.

    Le secrétariat du Synode a publié douze «rapports intermédiaires» sur les travaux en cours effectués par les groupes de travail dans la dynamique du Synode. En 2024, le pape François avait décidé de créer ces groupes de réflexion sur des thématiques spécifiques qui ont émergé au cours du chemin synodal. Le processus souhaite favoriser une Église plus participative et moins cléricale. S’était ensuite ajoutée la question de la polygamie, au sein d’une commission constituée par les évêques africains. En juillet dernier, Léon XIV a ajouté deux nouveaux groupes, consacrés à la liturgie et au droit canonique.

    Les rapports intermédiaires ne sont pas définitifs, mais donnent dans certains cas des orientations sur l’avancée des travaux. Les groupes doivent rendre leurs rapports définitifs le 31 décembre 2025.

    Plus de «participation» des femmes et des laïcs dans la liturgie?

    Le Synode a présenté la composition du groupe de travail sur la liturgie (11), constitué de 16 membres et dirigé par le cardinal Cyprien Lacroix, archevêque de Québec. L’objectif du groupe, explique le document, est de réfléchir à la manière dont la liturgie, décrite comme le «sommet et la source de la synodalité», peut mieux «manifester une Église synodale et missionnaire».

    Les pistes évoquées soulignent la nécessité d’une «augmentation» de la participation des laïcs et des femmes dans la liturgie et d’une «décentralisation saine de l’autorité liturgique». Est notamment envisagée une plus grande représentation des femmes dans les lectionnaires – les livres liturgiques contenant les textes lus pendant les offices religieux. Le document envisage enfin de réinterpréter les «modes» de prédication, avec notamment des homélies portant sur la synodalité.

    Aucune mention n’est en revanche faite de la forme extraordinaire du rite romain – ou rite tridentin. La publication du motu proprio Traditionis custodes en 2021 par François, décret dans lequel le pape argentin limitait la place de cette forme liturgique, suscite des tensions dans l’Église catholique.

    La question de l’homosexualité, un problème «émergent»

    Le groupe 9, consacré au discernement concernant les problèmes «controversés», remet en cause le titre de travail et juge plus approprié de parler de problèmes «émergents». Trois thèmes concernés sont cités: l’homosexualité, les «conflits et la pratique non-violente de l’Évangile» et la «violence contre les femmes dans le cadre des conflits armés».

    Sans entrer dans le détail, le groupe annonce vouloir accompagner le «changement de paradigme» que permet la synodalité en proposant surtout des «modalités procédurales». Celles-ci veulent encourager à prendre en compte le contexte d’un problème donné, mais aussi la «gestion de la résistance» – cette attitude n’étant «pas seulement cognitive mais aussi émotionnelle et culturelle», est-il précisé.

    Plus de laïcs dans la sélection des évêques

    «Le moment de la succession épiscopale devrait représenter pour chaque Église locale une opportunité d’atteindre une plus claire conscience de sa situation actuelle», affirme le groupe 7. Il demande une «implication ecclésiale plus large», avec notamment la participation de clercs et de laïcs, hommes et femmes. Il demande aussi de «reconsidérer» les questionnaires confidentiels actuellement utilisés pour sélectionner les futurs évêques, en y ajoutant des «formes plus flexibles de consultation de membres du Peuple de Dieu».

    Il est aussi précisé qu’ayant été élu pape le 8 mai dernier, Léon XIV, anciennement membre du groupe de travail, a été remplacé par un prêtre philippin choisi par cooptation, Mgr Erwin José Aserios Balagapo, sous-secrétaire du dicastère pour l’Évangélisation.

    Concernant le cas des nonces, qui jouent un rôle central dans la sélection des évêques, les pistes présentées par le groupe 8 concernent notamment le processus de sélection des futurs diplomates, leur formation initiale et continue, et leur relation avec les Églises locales.

    Pas de contribution sur le diaconat féminin, mais une sur le «machisme»

    La question du diaconat féminin a été abordée lors du Synode sur la synodalité. Le groupe 5, constitué de membres du dicastère pour la Doctrine de la foi, annonce qu’étant donné que le pape François a relancé le travail de la seconde commission d’étude sur le sujet en octobre 2024, toutes les contributions du Synode liées à ce thème ont été transmises à la commission.

    En revanche, la commission a étudié d’autres questions liées à la place des femmes dans l’histoire de l’Église, dans le leadership ecclésial, et proposera une réflexion sur le «machisme» comme forme de cléricalisme dans l’Église. (cath.ch/imedia/cd/rz)

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