Fatima : 15e Colloque européen des paroisses (050789)
Fatima, 5juillet(APIC) Le 15e Colloque européen des paroisses (CEP) se
tient actuellement à Fatima du 3 au 7 juillet. Les participants ont
consacré le mardi 4 juillet à l’étude des conditions qui permettent à
l’Eglise d’exercer son action dans le monde d’aujourd’hui. Ottfried Selg,
directeur de l’Institut de pastorale attaché au diocèses allemands
d’Ausburg et de Würzburg ainsi qu’au diocèse autrichien de Salzburg, a
présenté le thème. Il connaît bien la vie ecclésiale : l’organisme qu’il
dirige détermine le profil des paroisses et fournit aux instances
diocèsaines des indications permettant d’établir la répartition des forces
pastorales : prêtres, religieux, laïcs.
Les thèses présentées visaient à déterminer le cadre général dans lequel
la paroisse d’aujourd’hui est placée : une société qui est très
différenciée, face à laquelle la personne individuelle a la tentation de ne
pas s’engager, se réfugiant dans sa sphère privée. Les choix à faire par
chacun sont nombreux, les informations arrivent en masse et peuvent
déboussoler. Les biens économiques sont également présentés en abondance
par la publicité.
Deux autres thèses ont été ensuite développées l’après-midi par Simon
Knaebel, professeur de théologie pastorale à Strasbourg. Ces thèses
concernent plus précisément la religion dans le contexte actuel: selon la
première, la religion n’a plus les mêmes appuis de la part de la société et
dépend plus de l’engagement personnel; pourtant l’Eglise, selon la deuxième
thèse, peut espérer le maximum de chances si elle apporte son aide à ceux
qui sont en quête d’orientation et de sens, de justice et d’espace ou
s’épanouit la liberté, d’un climat de confiance qui tranche avec des
égoïsmes qui sont qualifié de terrifiants.
Les participants ont eu ensuite à chercher en carrefours quelles tensions apparaissent : chacun est en effet confronté à de multiples situations. Ils se sont exprimés. Il faut noter que pour la première fois dans
l’histoire des colloques, la majorité des participants se compose de laïcs.
La discussion a fait apparaître que la paroisse (pas plus que toute autre
instance ecclésiale, à quelque niveau que se soit) n’est faite pour se
tourner sur elle-même. Ainsi la paroisse qui ne serait qu’un lieu de culte
sans lien avec la vie ne répondrait ni aux attentes d’aujourd’hui ni à
l’idéal d’une Eglise-Communion. On ne fera pas l’économie de tensions.
L’étonnant, disait un participant laïc, serait qu’il n’y en ait pas. Et,
selon d’autres propos, "avec l’Esprit-Saint tout est possible".
(apic/jpl/bd)