Famine en Afrique australe et orientale (150692)
Berne, 15juin(APIC) Près de 18 millions de personnes sont menacées par la
faim et la maladie dans les Etats d’Afrique australe. La sécherersse, une
des plus graves du siècle, mais aussi les effets dévasteurs des conflits
armés sont les principales causes de cette situation désastreuse. Dans la
Corne de l’Afrique, l’ONU estime à 23 millions le nombre de personnes qui
ont besoin d’une aide d’urgence. Face à ce constat, la Croix-Rouge Suisse,
Caritas Suisse, l’Oeuvre d’entraide protestante (EPER) et l’Oeuvre suisse
d’entraide ouvrière (OSEO) ont lancé avec le soutien de la Chaîne du bohneur un vaste programme de secours. Elles comptent sur la générosité de la
population suisse.
Lors d’une conférence de presse, donnée lundi à Berne, les oeuvres
d’entraide ont décrit les besoins et présenté leurs programmes d’aide.
Depuis 1991, les pays d’Afrique australe connaissent une grave sécheresse.
La production de maïs, aliment de base traditionnel, a chuté de moitié et
des pays habituellement exportateurs de denrées alimentaires doivent faire
face face à la disette. En 1992 ils devront importer 6,1 millions de tonnes
de céréales.
Les conséquences des conflits armées se font en outre ressentir dans
plusieurs pays, notamment le Mozambique et l’Angola. La présence de
dizaines de milliers de réfugiés, la destruction des infrastructures, le
manque de réseaux sanitaire et la pénurie de biens de production aggravent
encore la situation. La famine est également chronique depuis de nombreuses
années en Afrique de l’Est, Soudan, Ethiopie, Somalie, essentielélement à
caus des violents conflits. Des accords de paix survenus en Ethiopie
laissent cependant entrevoir un certain espoir et permettent aux oeuvres
d’entraide de mieux travailler sur le terrain.
Les Etats devront eux-mêmes couvrir une partie de ce défécit alimentaire
par de nouvelles importations. Ils pourront bénéficier cependant du soutien
international à travers les organismes de l’ONU. La Confédération suisse
s’est d’ailleurs engagée à verser une aide de 15 millions de francs lors de
la conférence de l’ONU sur la question, tenue au début du mois de juin à
Genève.
Les programmes adoptés par les oeuvres d’entraide se veulent un complément à ces mesures. Si les grandes organisations internationales s’occupent
de l’achat sur le marché mondiale et du transport jusque dans les capitales
ou les grands ports, les oeuvres d’entraide sont à même d’intervenir sur le
terrain en collaboration avec les partenaires locaux. Elles vont concentrer
leur efforts sur les groupes de population particulièrement exposés: enfants, femmes enceintes, malades du sida, personnes âgées. Joseph W. Sande,
collaborateur de la Catholic Development Commission (CADEC), un organisme
dépendant de Caritas Zimbabwe, a présenté en détail la situation de son
pays en soulignant la complexité et la difficulté du problème et en présentant le programme d’aide mis sur pied.
Le soutien des oeuvres d’entraide suisse ne va pas se limiter à une aide
alimentaire d’urgence, mais comprend aussi divers programmes de reconstruction avec la fourniture d’outils agricoles et de semences ainsi que
d’adduction d’eau. (apic/mp)
Les dons peuvent être adressés à:
Croix-Rouge Suisse, Berne, CCP 30-4200-3; Caritas Suisse, Lucerne, CCP
60-7000-4; Entraide protestante suisse, Lausanne, CCP 10-1390-5; Oeuvre
suisse d’entraide ouvrière, Zurich; 80-188-1; Chaîne du Bonheur, Lausanne,
CCP 10-15000-6