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    Explosion du port de Beyrouth: le pape manifeste sa proximité au Liban

    «Le Christ est proche de chacun de vous», écrit le cardinal secrétaire d’État Pietro Parolin dans un message adressé au nom du pape Léon XIV aux fidèles de Beyrouth. Le message a été envoyé pour marquer les cinq ans de la double explosion, le 4 août 2020, d’un hangar du port contenant un important stock de nitrate d’ammonium.

    Ce message a été lu par le nonce apostolique au Liban, Mgr Paolo Borgia, lors d’une veillée de prière organisée à Beyrouth dans la soirée du 3 août 2025. Ces explosions, dont les causes réelles n’ont pas encore été élucidées, avaient fait 235 morts et 6’500 blessés et dévasté la capitale libanaise.

    Le Liban bien-aimé

    «Le pape Léon XIV, vous assure ainsi qu’à tous les Libanais de sa proximité spirituelle et de sa communion de prière», indique le cardinal Parolin dans ce message diffusé par Vatican News. Il y développe une méditation «sur l’attitude et les paroles du Christ face à la mort de son ami Lazare», exhortant à ne pas perdre l’espérance, cinq ans après ce drame sur lequel l’enquête ouverte par la justice libanaise piétine.

    Le pape «vous invite, à l’image des cèdres du Liban, symbole de votre pays, à regarder vous aussi vers le ciel, c’est là que se trouve Dieu notre Père», insiste-t-il. «Le pape souhaite ardemment que chacun d’entre vous ressente son affection», assure le cardinal Parolin, soulignant que «le Liban bien-aimé et souffrant demeure au cœur de ses prières». Il exprime aussi son soutien pour «les évêques, les prêtres, les religieux et religieuses qui sont proches du peuple et qui le soutiennent en l’aidant à garder le regard vers le ciel et à cheminer sur terre dans l’espérance, particulièrement au travers des épreuves», confiant le peuple libanais à «la protection et l’intercession maternelle de la Vierge Marie, ainsi qu’à celle de saint Charbel et des autres saints libanais».

    Obstruction politique à l'enquête

    Le 4 août 2020, un incendie avait fait exploser des centaines de tonnes de nitrate d’ammonium stockées sans mesures de précaution dans le hangar numéro 12 du port de Beyrouth. La thèse de l’accident semble la plus probable. Les résultats préliminaires de l’enquête mettent, en effet, en cause des travaux de soudage sur le portail du hangar comme cause de la réaction en chaîne qui a provoqué l’explosion. Toutefois, ni les causes exactes de l’explosion n’ont été rendues publiques, ni les coupables et les degrés de responsabilité déterminés. Les messages se multiplient pour demander des résultats dans l’enquête qui n’a jamais abouti.

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    L'explosion du 4 août 2020 dans le port de Beyrouth a frappé un pays économiquement et socialement à terre | © Caritas Internationalis

    Dès le départ, l’enquête s’est perdue dans les méandres de la politique libanaise, rappelle le média français RFI. Un premier juge d’instruction chargé de faire la lumière sur le drame, Fadi Sawan, a été dessaisi en février 2021. Cela après un recours pour «suspicion légitime» présenté par deux anciens ministres, Ali Hassan Khalil et Ghazi Zeaïter, mis en accusation dans cette affaire. Les deux responsables sont des proches du président du Parlement Nabih Berri, la plus importante figure chiite de l’État. Les interventions politiques dans le dossier ont, de plus, provoqué la colère des familles des victimes.

    Le port de Beyrouth va marquer cet anniversaire avec une minute de silence à 18h heure locale, et ce matin le drapeau libanais a été mis en berne à l’entrée du Palais présidentiel, marquant cette journée de deuil national. Au soir du 3 août, une ligne d’oliviers a été inaugurée en présence du Premier ministre Nawaf Salam, près du port de Beyrouth: un arbre pour chaque victime de l’explosion.

    La perspective d’une visite du pape

    Après l’annulation du voyage du pape François envisagé pour juin 2022, le Liban pourrait faire partie des premières destinations de voyages apostoliques de Léon XIV. Le président Joseph Aoun lui a adressé une invitation en ce sens dès leur première entrevue le 18 mai dernier, après la messe d’installation du nouveau pape. Le président libanais a ensuite été reçu par Léon XIV en audience privée le 13 juin 2025.

    Pour le moment, trois papes ont visité le Liban: Paul VI en 1964 (mais il ne s’agissait alors que d’une escale vers le Congrès eucharistique de Bombay, en Inde), Jean Paul II en 1997 et Benoît XVI en 2012.

    De nombreux Libanais présents à Rome ces derniers jours à l’occasion du Jubilé des jeunes ont manifesté leur souhait d’une visite du pape, en soulignant que les communautés chrétiennes du pays tout comme la société dans son ensemble ont «besoin» de son soutien. (cath.ch/imedia/cv/ag/bh)

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