Evêques du Katanga lancent appel
Lubumbashi 8décembre(APIC). Cette région était une perle, elle est aujord’hui délabrée, il faut que tous, "hommes et femmes ayant leur origine
dans ce territoir ou venus d’ailleurs", s’unissent pour la reconstruire et
en refaire "une terre de prospérité, d’épanuissement humain, d’amour fraternel": c’est l’appel que lancent les évêques de la province ecclésiatique
de Lubumbashi (le siege métropalitain et sept diocèses dans un message "aux
chrétiens catholiques et aux hommes de bonne volonté.
Les évêques, dont c’est le quatrième appel collectif depuis le déclenchement du processus de démocratisation au Zaïre (24 avril 1990), jugent la
situation au Katanga "grave et particulierement explosive". Il commencent
par décrir, dans une première partie, l’éveil de la conscience katangaise
et le problémme kasaïen".
Pour les évêques, "au-delà de ces conflits émotionnels les Kantangais et
les Kasaïens doivent comprendre qu’ils ne peuvent pas ne pas habiter au Katanga". Il s’agit donc en faire en sorte que cette cohabitation soit pacifique et donc d’etablir "un dialogue libérateur".
La lettre pastorale en vient ensuite à d’autres tensions alimantées par
l’intolérance politique, laquelle "se manifeste surtout dans les contrées
où la population a adhéré à un seul parti", si bien que le simples militants "se comportent alors comme s’ils étaient investis de pouvoirs de
l’Etat dans ces milieux", engendrant "une situation d’anarchie". En effet,
les Katangais appartenant à d’autres sensibilités politiques ne sont pas
tolérés. "C’est, écrivent, les éveques, comme si dans tout le Katanga on
devait avoir un parti unique. Au moment où le pays s’ouvre à la democratie
et au multipartisme, il ne faudrait pas que le Katanga rest le bastion de
la dictature monopartite..."
La deuxiéme partie de la lettre est un appel à la reconstruction. Le Katanga, en effet, n’est plus qu’une "épave politique, économique et sociale". Tout ce qui fait sa grandeur, sa fierté, sa renommée mondiale est démoli ou pillé. Aprés d’autres infrastructures économiques (Zaïrétain, Filtisaf, Kisenge-Manganèse), c’est au tour de la Géamines, de Sodimiza et de
la ANCZ de rendre leur soupir, constatent les évêques.
Du point de vue politique, "le Katanga donne l’impression d’être passif
et absent des hauts débats de la Conférence National Souveraine, oû sont
entrain de se définir les enjeux de l’organisation prochaine du pays tout
entier".
Dans un tel contexte, le Katangais "ne doit plus s’attadre à jouir des
"richesses scandaleuses", comme s’il davait se les faire offrir sur un plat
d’or." Au moment où tout n’est plus que ruines et destructions, il doit "se
réveiller une fois pour toutes et s’organiser avec courage et détermination
pour reconstruire sa province et traviller au développement de cell-ci".
Selon les évêques, "au cours de la période post-coloniale on a uniquement fait appel à des Katangais, et le plus souvent dans des situations
critiques et désesperés, pour qu’ils exercent de trés hautes fontions dans
les affaires publiques de la nation. Mais ses hommes on été utilisés à
certains fins pour être rejetés, voir suprimés, lorsque les intérêts des
autres étaient réalisés. Bien plus, ils ont été manipulés pour torpiller
leurs congénères et même pour étouffer l’éveil de la conscience katangaise." (apc/cip/vg)