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    de la Conférence du Caire sur la population et le développement (070694)

    Europe: Vives critiques des évêques contre le document préparatoire

    Mieux protéger et promouvoir la famille

    Bonn, 7juin(APIC) Le Conseil des Conférences épiscopales européennes CCEE

    s’est joint mardi aux vives critiques du pape et du Synode des évêques pour

    l’Afrique contre le document préparatoire à la Conférence des Nations Unies

    sur la population et le développement qui aura lieu au Caire en septembre.

    Dans une déclaration du Présidium du CCEE publiée à Bonn, les évêques européens reprochent au texte de se prononcer d’une manière éthique inacceptable sur la question de l’interruption de grossesse et de promouvoir une

    sorte de droit à l’avortement.

    Bien que la Conférence du Caire ait pour thème "population et développement", la question du développement n’est pas au centre du document préparatoire, remarque le CCEE. L’humanité ne peut pourtant aborder le défi de

    la croissance démographique que par un effort renforcé en faveur d’un développement global. La déclaration qui porte la signature de Mgr Miloslav

    Vlk, président du CCEE et de ses deux vices-présidents, Mgr Karl Lehmann et

    Mgr Istvan Seregely, souligne qu’on ne trouve dans le document préparatoire

    du Caire aucune opposition à l’avortement. Les autorités civiles ont pourtant le devoir de protéger la vie de sa conception jusqu’à la mort naturelle, rapelle le CCEE.

    En aucun cas on ne peut imposer dans les pays en développement des politiques de contrôles des naissances qui constituent une contrainte directe

    ou indirecte pour les parents. Les parents doivent bénéficier du droit de

    choisir de manière responsable le nombre de leurs enfants et l’espacement

    entre les naissances.

    Certes dans quelques régions du monde, la croissance démographique pose

    de sérieux problèmes à de nombreux Etats, et on peut compter sur un doublement de la population mondiale au cours du XXIe siècle. Mais en même temps,

    on assiste dans les pays développés a une baisse sensible du nombre d’enfants par femme. Ce qui veut dire qu’à plus long terme on peut compter avec

    une stabilisation de la population.

    Pour le CCEE le document est trop marqué par une conception individualiste de la personne humaine. La famille n’est pas suffisamment reconnnue

    alors que ses droits et ses intérêts sont souvent menacés. Le taux de natalité très bas en Europe risque aussi d’avoir des conséquences négatives

    pour l’avenir. Un continent vieillissant risque de perdre courage en l’avenir. C’est pourqoui des politiques plus favorables à la famille et aux enfants doivent être développées, concluent les évêques. (apic/kna/mp).

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