réclame un réexamen du service du prêtre (020693)
Luxembourg, 2juin(APIC) Il est temps d’ordonner à la prêtrise "des femmes
et des hommes aptes et reconnus par leurs communautés, mariés ou pas".
Telle est la conviction exprimée dans une déclaration publique par les
membre du réseau européen "pour une Eglise en liberté" (Kirche im
Aufbruch).
Fondé en 1991, ce réseau rassemble des mouvements de base d’une dizaine
de pays d’Europe. S’ils se réjouissent que l’Eglise anglicane ait admis
l’ordination des femmes à la prêtrise et à l’épiscopat, les membres de ces
mouvements, femmes et hommes, prêtres et laïcs, s’inquiètent en revanche de
l’annonce de la conversion de quelques centaines de prêtres anglicans qui
refusent l’ordination des femmes. "Tôt ou tard, dans toutes les Eglises,
compte tenu de l’évolution de la pensée due notamment à l’exemple donné par
Jésus lui-même, les femmes rempliront les fonctions du prêtre", estimentils.
Ce qui est déterminant aux yeux des signataires, "c’est qu’une
communauté chrétienne ne peut pas vivre sans célébrer l’eucharistie, source
de communion, ce qui lui donne le droit au service d’un prêtre pris dans
son sein". Or affirment-ils, "ce droit fondamental est ignoré par la
hiérarchie centrale de l’Eglise catholique romaine et ce au nom du célibat
des prêtres obligatoire depuis neuf siècles, tandis qu’un nombre croissant
de communautés (80% au Brésil) voient passer le prêtre pour ainsi dire en
touriste." Et de s’étonner, alors que le droit canon souligne le devoir de
participer à l’euchristie du dimanche, que plus de 100’000 prêtres
catholiques mariés sont empéchés de faire ce à quoi ils sont ordonnés.
La déclaration conclut qu’"il est temps de réexaminer la question du
service des prêtres et d’ordonner à la prêtrise des femmes et des hommes
aptes et reconnus par leurs communautés, mariés ou pas. Il n’y a pas de
justification à l’exclusion des femmes de ce service." (apic/cip/mp)