Europe de l’Est : les églises pleines pour Pâques (160490)
Rome/Sofia/Beyrouth/Jérusalem, 16avril(APIC) Les chrétiens ont fêté la
Résurrection du Christ ce 15 avril dans le monde entier par des célébrations solennelles. Les églises d’Europe de l’Est, où cette fête se célébrait pour la première fois dans la liberté après la chute des dictatures
communistes, étaient pleines.
En Bulgarie, Pâques a été célébrée officiellement pour la première fois
depuis 45 ans. Tandis que le patriarche orthodoxe Maxim présidait la messe
de minuit dans la cathédrale Nevski, 70’000 personnes participaient à une
messe en plein air, invités par l’opposition. Pâques a cette année signifié
"le rétablissement de la liberté et de la démocratie en Bulgarie", a affirmé le Père Christophe Sabev après la célébration. Il faut relever que cette
année les orthodoxes célébraient Pâques le même jour que le reste de la
chrétienté.
Les églises de Lituanie, d’Ukraine et de Roumanie étaient elles aussi
pleines de fidèles. La télévision soviétique retransmettait pour la première fois la messe pontificale et la bénédiction papale "Urbi et orbi". Le
Synode de l’Eglise orthodoxe de Roumanie a déclaré: "Pour la première fois
après 45 ans d’esclavage sous une dictature athée, le peuple roumain peut
cette fois célébrer Pâques dans la liberté".
A Beyrouth, à la suite des combats meurtriers de ces derniers mois entre
les factions chrétiennes rivales, les églises étaient presque vides. Dans
le quartier chrétien d’Ashrafiye, quelques centaines de chrétiens seulement
- contre des milliers ces dernières années - ont participé aux offices religieux. Le patriarche maronite Nasrallah Sfeir s’est montré préoccupé par
l’émigration persistante des chrétiens, qui représente un risque pour
l’existence des communautés chrétiens du Proche-Orient. "Le destin de tous
les chrétiens du Proche-Orient est menacé par les combats entre l’armée du
général Aoun et les milices libanaises; plus de la moitié des chrétiens ont
déjà quitté le Liban. Si la guerre se poursuit, il n’en restera plus un
seul", a affirmé le patriarche la nuit de Pâques à son siège de Bkerke,
dans les montagnes libanaises.
Les récents affrontements entre juifs et chrétiens dans la vieille ville
de Jérusalem ont jeté une ombre sur les festivités pascales en Terre sainte. Le patriarche latin de Jérusalem Michel Sabbah s’est montré préoccupé
lors d’une célébration dans l’église du Saint-Sépulcre par les troubles qui
menacent l’existence des communautés chrétiennes au pays de Jésus. (apiccic/cor)