Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Europe: Amnesty International défend les demandeurs d’asile (271191)

    "L’Europe cherche à cadenasser ses frontières"

    Berne, 27novembre(APIC) L’Organisation mondiale de défense des droits de

    l’homme, Amnesty International (AI), déclare dans un communiqué publié mercredi, que "des obstacles croissants" se dressent devant les demandeurs

    d’asile qui tentent de trouver refuge dans les pays européens pour fuir la

    menace de torture, d’exécution ou d’autres violations de leurs droits fondamentaux dans leur pays. Selon AI, "l’harmonisation de la politique d’asile en Europe rendra leur situation encore plus difficile". Cette déclaration intervient, alors que le Conseil fédéral suisse vient d’ajouter la

    Roumanie et l’Angola à la liste des "pays sûrs".

    Le concept de "pays sûr", déjà mis en pratique en Suisse et en Belgique

    et actuellement en discussion en Allemagne et dans d’autres pays, préoccupe

    l’Organisation: "Considérer que des pays entiers sont parfaitement ’sûrs’

    est tout simplement absurde". La section suisse d’AI est intervenue à plusieurs reprises auprès du Conseil fédéral, face à sa décision d’inclure

    dans la liste des "pays sûrs", l’Inde et l’Algérie, et tout récemment, la

    Roumanie et l’Angola.

    Selon l’Organisation, une "vingtaine de Somalis auraient été torturés ou

    maltraités pendant leur détention en Somalie, après avoir été refoulés d’un

    aéroport en Italie, et qu’un demandeur d’asile du Bangladesh a été torturé

    à son arrivée à Dacca, après que la Suède lui eut refusé le droit d’asile".

    Les gouvernements en cause

    Selon Amnesty International, "les gouvernements européens ne veulent pas

    assumer leurs responsabilités. Non seulement ils ne font pas suffisamment

    pression sur les gouvernements des pays concernés afin qu’ils mettent un

    terme aux violations des droits de l’homme, mais ils ne font pas non plus

    face à leurs obligations quand ces demandeurs d’asile se pressent ensuite à

    leurs frontières".

    Pour l’Organisation, le problème est le suivant: "Certains candidats au

    départ n’ont, faute de visa, pas même le droit de monter dans l’avion qui

    les emmènera loin de leur pays, d’autres sont déboutés simplement parce

    qu’ils viennent de pays jugés "sûrs", et tous risquent finalement d’être

    renvoyés vers des pays où leur vie est menacée".

    "Cette crise, estime AI, vient en grande partie du fait que les gouvernements traitent les demandeurs d’asile comme des immigrants ou des "clandestins", et non comme des personnes risquant d’être persécutées et dont

    les demandes devraient faire l’objet d’un traitement spécifique". (apiccom/ap)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus