"C’est le coeur serré que nous partons"
Etoy, 5avril(APIC) C’est le 1er dimanche après Pâques, le 26 avril prochain, que la Fraternité oecuménique d’Etoy, près de Morges, fermera ses
portes, après 15 ans d’activités, faute de relève du côté catholique.
"C’est le coeur serré que nous partons, parce que nous tenons beaucoup à
notre ministère ici", a déclaré dimanche Soeur Edith à l’agence APIC.
Diaconesse de Saint-Loup, la soeur protestante va retourner dans sa
communauté, comme les autres religieuses catholique et protestantes.
Ce départ n’est pas du tout lié à des difficultés oecuméniques, mais au
fait que les recherches entreprises depuis trois ans pour trouver de nouvelles religieuses catholiques n’ont pas abouti.
Des appels avaient pourtant été lancés dans toute la francophonie (et
jusqu’au Canada), et Mgr Pierre Mamie, évêque du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg, était également intervenu. Aucune communauté cependant
n’avait de religieuses disponibles pour la Fraternité. Il y a trois ans déjà, une des deux religieuses catholiques (bénédictines de Ste-Bathilde de
Vanves) avait été rappelée par sa Supérieure. L’autre religieuse est trop
âgée pour poursuivre sa tâche.
Pour marquer les 15 ans de la Fraternité, ouverte le 21 février 1977, un
culte d’action de grâces sera célébré à l’église protestante d’Etoy, le
dimanche 26 avril prochain. Le docteur Armand de Mestral, de La Tour-dePeilz, qui avait mis l’ancienne maison de maître à disposition de la communauté des soeurs, a décidé de laisser la chapelle à la disposition des
Eglises protestante et catholique et messes et cultes continueront d’y être
célébrés.
"Pas un problème oecuménique"
Durant 15 ans, des milliers de personnes - catholiques ou protestantes ont été accueillies au Château, individuellement ou en petits groupes, pour
des moments de retraite, de méditation et de spiritualité. La petite communauté d’Etoy était composée de trois soeurs protestantes (deux diaconesses
de Saint-Loup et une soeur de la communauté des diaconesses de Reuilly,
près de Paris) et de deux religieuses catholiques, qui tentaient de vivre
ensemble leur foi dans la plus grande dimension oecuménique possible, tout
en pratiquant l’accueil. Comme le précise soeur Edith, la communauté d’Etoy
doit fermer en raison du manque de vocations et non pas en raison d’une
quelconque divergence oecuménique. (apic/be)