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    Mgrs Keeler et McCarrick: la prison plutôt que la trahison

    Etats-Unis: Pressions pour lever le secret de confession dans les cas de pédophilie

    Washington, 10 mars 2003 (Apic) Plusieurs projets de loi aux Etats-Unis souhaitent voir lever le secret de la confession dans le cas d’abus sexuels sur mineur. Si certains Etats ne sont pas entrés en matière, d’autres étudient actuellement la levée du privilège d’absolue confidentialité accordée aux prêtres catholiques dans l’exercice de ce sacrement. Les cardinaux William Keeler et Théodore McCarrick ont d’ores et déjà déclaré préférer la prison plutôt que de manquer au secret de la confession.

    La déclaration des deux prélats, respectivement archevêque de Baltimore et de Washington, n’est d’ailleurs pas restée sans effet. L’Etat du Maryland, qui a cinq comtés sur le territoire de l’archidiocèse de Baltimore, n’a pas donné suite à un projet de loi visant la levée de la confidentialité de la confession en cas d’aveux de pédophilie. De même, l’Etat du Kentucky a repoussé un projet similaire présenté devant le législatif.

    Par contre des demandes "d’exception au privilège de la confidentialité prêtre-pénitent" ont été présentées début mars devant les législatifs des Etats de la Floride et du Nevada. Le New Hampshire également doit étudier prochainement la question.

    Rien ne justifie la levée du secret de confession

    L’Eglise catholique punit sévèrement tout manquement au secret de la confession. Si un pénitent est directement identifié suite à la violation de la confidentialité, le prêtre est automatiquement excommunié. Si de simples indices sont révélés, la sanction est proportionnelle à la gravité. L’Eglise ne fait aucune exception. La gravité d’une faute avouée à un prêtre en confession ne peut en aucun cas justifier la levée de la confidentialité.

    Le directeur exécutif de la Conférence catholique du Kentucky souligne que de tels projets de loi vont à l’encontre du droit constitutionnel des catholiques à pratiquer leur religion. Les autorités diocésaines des Etats concernés ont toutes affirmé leur opposition et n’envisagent aucun compromis sur ce sujet qui touche aux fondements mêmes de l’Eglise catholique. "Le secret de confession est tellement sacré qu’il ne peut être violé, même pour sauver une vie humaine", souligne notamment Diane Murphy Quinlan du Bureau de la politique extérieure du diocèse de Manchester. (apic/cns/sh)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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