Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Etats-Unis : Pour Mgr Weakland, l’"hyperindividualisme" (030288)

    des Américains est un obstacle à la justice économique

    Milwaukee, 3février(APIC) Prôner la justice économique est une gageure

    quand on a affaire à des fidèles qui sont "hyperindividualistes" : c’est ce

    que constate Mgr Rembert Weakland, ancien abbé-primat des Bénédictins

    Confédérés, aujourd’hui archevêque de Milwaukee, dans le Wisconsin.

    Mgr Weakland, qui a dirigé le comité de rédaction de la lettre pastorale

    sur la justice économique publiée par les évêques américains en novembre

    1986, déplore que "le concept de ’bien commun’ ne signifie pratiquement

    plus rien" pour la plupart des Américains. En témoignent "des tas de

    lettres de catholiques" que l’évêque a reçues et qu’il résume ainsi : "J’ai

    travaillé dur pour acquérir ce que je possède et j’entends le garder. Dieu

    a été bon pour moi. Les paresseux n’ont aucun droit sur ce que je possède".

    Ce genre de réaction a amené l’évêque à toujours s’assurer que ses

    prédications n’aient pas pour effet de justifier cet hyperindividualisme.

    "Tout un temps, je dois l’admettre, j’ai prêché énormément sur les vertus

    personnelles, sans jamais beaucoup parler de communauté, affirme l’évêque

    de Milwaukee. J’estime qu’il me faut à présent toujours mettre en évidence

    ce que signifie l’Evangile non seulement pour moi en tant qu’individu, mais

    comme membre d’une communauté".

    Le spectre du collectivisme

    Mgr Waekland explique encore que les Américains ont été à ce point

    effrayés par le collectivisme qu’ils sont incapables de voir un moyen terme

    entre celui-ci et un hyperindividualisme qui engendre l’égoïsme. Il avoue

    avoir personnellement pris conscience de la monstruosité de cet égoïsme en

    lisant, en 1972, un article de Karl Rahner, qui disait : "Lorsque cette

    génération se trouvera devant le jugement de Dieu, ce sera pire pour nous

    que pour Sodome et Gomorrhe. La seule chose que nous pourrons plaider sera

    la faiblesse." "J’ai vécu avec cet essai et il me secoue encore", ajoute le

    prélat américain.

    "Les Eglises ne font pas encore assez"

    "Je sens, dit-il encore, que les Eglises ne font pas assez. Car il nous

    faudra bien affronter d’une façon ou d’une autre ce qui est le principal

    défi du moment. Nous sommes riches, des millions de personnes sont en train

    de mourir de faim autour du globe et nous ne sommes pas parvenus à résoudre

    ce problème". Pour Mgr Weakland, les évêques américains ne sont pas au bout

    de leur réflexion. "Lorsque nous avons entrepris ce document sur la justice

    économique, déclare-t-il, nous pensions que c’était une utopie. Puis une

    fois terminé, nous avons compris que nous n’en étions qu’à un début. Nous

    sommes conscients de n’avoir qu’effleuré la question". (apic/bo/be)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus