Washington, 9novembre(APIC) La Conférence des évêques a condamné avec une
clarté peu commune la violence contre les femmes: "Toute forme de violence
physique, sexuelle, psychologique ou verbale est un péché. Dans beaucoup de
cas, il ne s’agit de rien d’autre que d’un crime." Dans un document de 16
pages, intitulé: "Quand j’appelle à l’aide: une réponse pastorale à la violence contre les femmes", les évêques apportent une contribution au travail
de l’Eglise et encouragent les femmes a checher soutien, conseil et aide
dans leurs paroisses.
La violence contre les femmes s’observe dans tous les domaines de la société et même dans les paroisses et les diocèses, notent les évêques. Les
femmes ont besoin de l’aide de l’Eglise pour briser ce cercle infernal.
Les évêques américains qualifient la violence de "rapport dans lequel
une personne veut en contrôler une autre, au moyen de la peur et de la force physique", ce qui englobe la violence émotionelle, psychologique et
sexuelle. La violence contre les femmes qui s’exerce le plus souvent dans
la sphère privée est "protégée par le manteau du silence". Les rapports
violents entre conjoints "sont interprétés traditionnellement comme une affaire exclusivement familiale ou comme une prérogative du mari", expliquent
les évêques. Jusqu’à nos jours, on utilise dans la discussion publique le
"faux argument" qu’une intervention extérieure blesserait le concept de
"caractère sacré de la maison". Beaucoup d’hommes pensent qu’ils ont le
droit de résoudre les problèmes et les tensions par la force, et cette vision est soutenue par la société dans la plupart des cas.
Les évêques américains rapportent que chaque année aux Etats-Unis, deux
à trois millions de femmes et plus du tiers des femmes enceintes sont victimes d’actes de violence de la part de leur mari, ou sont menacées dans
leur vie, ceci indépendamment des origines sociales ou ethniques. La situtation économique actuelle qui fait que des personnes peuvent perdre brutalement leur travail multiplie le nombre d’actes de violence au foyer. En
outre la violence a un effet cyclique: si une femme en tant que mère est
battue devant les yeux de ses enfants, la semence de la violence est propagée dans la génération suivante, notent les évêques. Les enfants élévés
dans la violence sont beacoup plus exposés à poursuivre plus tard le cycle
de la violence dans leur propre famille. (apic/kpr/mp)