Esquivel
tifie avec la peinture, de même qu’avec la musique. L’idée est partie de la
campagne de Carême le chemin de croix des peuples latinos américains. Chaque station représente une situation particulièr: la situation de la femme,
les enfants de la rue, les indigènes, la pollution, le fossé Nord-Sud, la
dette extérieure - la dette éternelle. Enfin, cette croix que leu peuple
porte à son tour aujourd’hui. Sans oublier, et c’est important, la résurrection.
L’art fait aussi partie d’une lutte constante. Il n’est pas fait pour
impressionner. J’ai participé à cette action de Carême, qui est une action
de solidarité et qui a requit beaucoup de travail de préparation, en tant
que citoyen latino américain, comme un chrétien engagé dans la vie de notre
continent, sur le chemin de la libération de nos peuples. En ce 5ooe, nous
n’avons rien à célébrer. Ce que nous devons faire, par contre, est de réfléchir. Ne pas seulement voir le passé, mais tenter de voir le présent, et
de construire pour l’avenir.
Au niveau des chrétiens, nous devons faire une réflexion au sujet de
l’évangélisation de l’Amérique latine. Nous devons nous remettre en question. Une analyse critique est nécessaire. 500 ans, dans la vie de l’humanité, c’est une goutte d’eau. Mais dans la vie des peuples, cela représente beaucoup de souffrances... mais beaucoup d’espoir aussi.
La théologie de la libération part de l’expérience concrète de la vie
des chrétiens de l’Amérique latine. Mais il y a d’autres intellectuels, qui
s’opposent un peu à tout, et qui n’ont pas une analyse profonde. Sinon une
analyse qui part d’un point de vue idéologique, politique... c’est nécessaire, mais c’est partialisé.
La responsabilité de l’Europe: OUi. Non seulement au sujet de ce qui
s’est passé avant, mais aussi au sujet de ce qui se passe maintenant. Mais
nous, en tant que latino-américains, devons aussi reconnaître notre propre
responsabilité. On ne peut pas sempiternellement mettre la faute sur les
autres.
Les gouvernement cherchent ce qui les diffèrent, en le justifiant par
des critères historiques, plutôot que de rechercher ce qui peut les unir, à
savoir l’ensemble des problèmes sociaux, notamment.
Il n’y a pas de casualité en Amérique latine (hasard). Dans les années
septante, il n’y a qu’à voir le nombre de dictaure dans les pays. Des politiques imposées, avec de graves violation des droits de l’homme. Dans les
années 80 commencent un processus démocratique, mais avec des démocratie
encore faible. On continue du reste à violer les droits de l’homme, même au
sein de ces démocraties. Sans parler de l’impunité qui entoure, pour les
auteurs, ces violations. Il faut voir aussi durant cette période la dette
extérieure qui n’a fait et fait que grandir. Il y a une politique de domination politique aujourd’hui que les gouvernements appliquent à travers le
FMI et la BM, lesquels demandent une plitique se capitalisation et de privatisation. Les ressources passent ainsi en main des grandes multinationales ou autres importantes sociétés. Sur le dos du peuple qui devient de
plus en plus pauvre. Le drame de nos peuples, c’est que nos gouvernement
s’accomadnte de cette politique imposée. Les organisations populaires ont
là un grand rôle à jouer en se solidarisant entre elles et en réagissant
face aux confilts qui se posent. Car l’aide ne viendra pas du ciel.
En Argentine, selon la Conférence épiscopale, 18’000 enfants meurent
chaque année de faim, et des maladies pas soignées.
Marginalisés.