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    Espagne: Une loi sur les "couples de fait" adoptée à Valence

    Malgré l’opposition de l’Eglise

    Valence, 4 avril 2001 (APIC) Les appels insistants de la part de la hiérarchie catholique et d’une centaine d’associations familiales n’ont pu empêcher l’approbation le 28 mars, par le parlement de la région de Valence, d’une loi concernant les "couples de fait" (parejas de hecho). C’est la première loi de ce genre approuvée en Espagne dans une assemblée législative où le Parti Populaire est majoritaire.

    Trois lois ont été approuvées jusqu’à présent par des partis politiques autres que le Parti Populaire: en Catalogne (1998), en Aragon (1999) et en Navarre (2000). En Navarre justement, le Parti Populaire - à côté de l’Union du Peuple de Navarre - avait fait appel devant la Cour Constitutionnelle espagnole, car la loi approuvée autorisait l’adoption d’enfants par de couples homosexuels - ce qui est exclu dans la loi adoptée à Valence.

    L’approbation de la loi sur les "couples de fait" à Valence a été précédée par la prise de position de l’archevêque de Valence. "Nous ne pouvons pas ignorer le phénomène des unions de convivialité, mais le respect de leurs droits ne peut pas se faire en détriment du mariage en établissant une équivalence", avait déclaré Mgr Agustin Garcia-Gasco.

    Mgr Juan Antonio Reig Pla, évêque de Segorbe-Castellon, avait été plus explicite: "Les députés catholiques ne peuvent pas voter ce projet de loi avec une conscience droite car il ne s’agit pas de tolérer ou de respecter, mais d’établir comme un bien ce qui ne l’est pas". Selon Mgr Reig, "les désirs subjectifs ne fondent pas, sans d’autres considérations, le droit social". Cela étant, Mgr Reig admet que l’on puisse "rétablir des modèles de contrat civil ou diverses démarches administratives en vue de protéger ou garantir les aides - économiques, d’assistance, concernant l’héritage, etc.- que l’on doit fournir aux unions de fait, mais sans pour autant créer un droit, reconnu par la loi, instituant comme bien social ce qui n’est qu’un exercice privé de la liberté individuelle".

    De leur coté, plus de cent associations familiales des trois diocèses de la région (Valence, Orihuela-Alicante et Segorbe-Castellon) ont publié une note dans laquelle elles qualifient de "très grave attentat contre le bien commun" l’approbation de la loi. (apic/cip/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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