Une solution contestée
Madrid, 17juin(APIC) Les élèves des écoles publiques en Espagne pourront
à l’avenir disposer d’"heures libres" surveillées en lieu et place des heures de religion. C’est ce qu’ a annoncé samedi à Madrid le ministre espagnol de l’éducation, Javier Solana, ajoutant qu’il appliquera les dispositions prévues par la réforme scolaire malgré les protestations des milieux
religieux du pays.
La religion n’est plus déterminante pour l’entrée dans une classe supérieure, a déclaré Solana. L’obligation de choisir "entre la religion et
l’enseignement de l’éthique" ayant été abandonnée, la religion n’est plus
considérée comme une branche principale. Le ministre a assuré que la mise
en oeuvre des nouvelles dispositions se fera "dans un respect scrupuleux
des conventions passées avec le Vatican" et avec le consentement du Conseil
d’Etat espagnol.
Les évêques espagnols et les associations de parents catholiques ont
protesté contre les nouvelles directives, qui ne correspondent, selon eux,
ni à la lettre ni à l’esprit des contrats passés avec le Vatican. De plus,
la loi ne prévoit pas que d’autres communautés religieuses que l’Eglise
catholique puissent enseigner la religion dans les écoles. (apic/kna/cor)