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    Espagne: trois ans de prison requis contre deux prêtres accusés d’islamophobie

    Le procureur de la cour d’appel du tribunal de Malaga, en Espagne, a requis, le 1er octobre 2025, trois ans de prison contre deux prêtres catholiques pour islamophobie et haine contre les migrants. Leurs propos ont notamment été diffusés sur internet et les réseaux sociaux. Le jugement a été mis en délibéré.

    Le parquet de Malaga a maintenu son accusation et réclame trois ans de prison pour les deux prêtres pour crime de haine contre les migrants, la communauté musulmane et l'islam à travers leurs déclarations, dans des articles et des enregistrements. Le procureur demande en outre quatre ans de prison pour le responsable du site web sur lequel ces opinions ont été publiées.

    Cette affaire a été portée devant les tribunaux à la suite d'une plainte déposée par l'Association des musulmans contre l'islamophobie, rapporte le média catholique Vida Nueva. Les publications des prêtres remontent à 2017. Des déclarations qui, pour le ministère public, «loin d'être un exercice de la liberté de la presse, relèvent du délit de haine». L’un des prêtres accusés, collaborateur d'Alerta Digital, avait qualifié l'islam de «tache prédatrice», de «termites» et avait déclaré qu'il était «impossible de dialoguer avec l'islam».

    L’autre avait qualifié les musulmans de «réfugiés envahisseurs», pleins d'«inculture» et de personnes qui vont «compliquer la cohabitation» et qui veulent «en finir avec la race blanche en nous envahissant de leurs ordures». Pour le directeur d’un des sites web incriminés La Ratonera (la souricière) ces opinions relèvent de la liberté d'expression et de «l'intérêt social, public et informatif» et ne constituent pas un appel à la haine.

    Soutenus par plusieurs groupes

    À la sortie du tribunal, l’un des deux prêtres a déclaré ironiquement que «si nous étions en Afghanistan ou au Pakistan, le ministère public aurait demandé la peine de mort, mais ici, en Espagne, grâce à Dieu, ils ont demandé trois ans, et je leur en suis vraiment reconnaissant». Il a fait cette déclaration devant une cinquantaine de ses partisans venus le soutenir.

    La ‘croisade’ du prêtre a également reçu le soutien de plusieurs groupes et organisations qui ont déposé une pétition munie de 27’000 signatures. Ces groupes accusent le cardinal Juan Jose Omella d’être derrière toute cette affaire. L’archevêque de Barcelone avait en effet renvoyé le prêtre de sa paroisse en 2017 pour apologie du franquisme et homophobie. Il avait entre autres défilé avec des drapeaux franquistes et paramilitaires. (cath.ch/VidaNueva/mp)

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