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    100’000 personnes attendues

    Espagne: Mobilisation dimanche à Madrid contre le projet de loi sur l’avortement

    Madrid, 26 mars 2009 (Apic) La première des manifestations contre le projet du gouvernement espagnol d’autoriser pleinement l’avortement sera organisée dimanche. Victor Gago, porte-parole d’HazteOir ("Fais-toi entendre"), l’association organisatrice attend plus de 100’000 personnes, même si l’objectif est de doublé ce chiffre.

    Casquettes et tee-shirts seront distribués. Coût estimé 100’000 euros, en provenance de dons privés, assure Gago. L’avortement est aujourd’hui autorisé en Espagne en cas de viol dans un délai maximum de 12 semaines de grossesse, de malformations du foetus (22 semaines) ou en cas de "danger pour la santé physique ou psychique de la mère".

    Le gouvernement socialiste de Zapatero entend rendre l’interruption volontaire de grossesse (IVG) pleinement légale dans un délai de grossesse limité comme c’est le cas déjà dans la plupart des pays européens.

    La réaction à ce projet de loi suscite la plus violente réaction sans doute jamais enregistrée ces dernières années de la part des ténors de la hiérarchie catholique d’Espagne, des associations pour la défense de la vie, d’intellectuels et de scientifiques.

    Ces derniers entendent bien faire échouer ce projet, y compris par le biais d’affiches, où ils affirment que certaines espèces d’animaux sont mieux protégées que les bébés. Le ton est donné. Et les semaines à venir s’annonces mouvementées. A couteau tiré.

    L’Espagne a décriminalisé l’avortement en 1985, sous le premier gouvernement socialiste du pays, dirigé par Felipe Gonzalez. Dans certain cas seulement: 12 semaines en cas de viol; 22 semaines en cas de malformation du foetus, mais jusqu’au moment qui précède l’accouchement s’il y a risque pour la mère, physiquement ou mentalement. Aujourd’hui, le gouvernement de Madrid veut rendre légale l’interruption volontaire de grossesse (IVG). Cela, dans un délai limité, comme dans la plupart des pays en Europe. Aujourd’hui, parmi les points polémiques du projet gouvernemental figurent l’avortement jusqu’à la 14e semaine de la grossesse; la faculté donnée aux adolescentes mineures de se faire avorter sans le contentement parental. Cela dès l’âge de 16 ans. (apic/ag/arch/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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