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    5e Conférence mondiale de Foi et Constitution

    Espagne: Les moments de prière, temps forts de l’oecuménisme (090893)

    Saint-Jacques de Compostelle, 9août(APIC) Les cultes et rencontres de

    prières qui rythment traditionnellement les grandes rencontres oecuméniques, illustrent bien la diversité théologique réunie depuis 1948 au sein

    du Conseil oecuménique des Eglises (COE). La 5e Conférence mondiale de Foi

    et Constitution réunie à St-Jacques de Compostelle du 3 au 14 août, n’a pas

    failli à la tradition.

    Le 5 août, les orthodoxes célébraient la fête de la Transfiguration, occasion de vêpres solennelles. Cette tradition cultuelle exprime on ne peut

    mieux la sensibilité chrétienne orientale. Elle ne finit pas de fasciner

    tous ceux qui trouvent dans le chant l’une des plus fortes expressions qui

    puissent s’établir entre l’être humain et son Dieu. Mgr Stylianos, évêque

    othodoxe, d’Australie, a relevé la coïncidence providentielle entre la Conférence de Foi et Constitution et la fête de la Transfiguration qui exprime

    la "koinonia" divine.

    Autre coïncidence, celle de l’Année Sainte décrétée depuis 1182 chaque

    fois que la Saint-Jacques tombe un dimanche. C’est tout naturellement dans

    la cathédrale de la capitale de la Galice que s’est déroulé le culte d’ouverture de la Conférence, présidé par Mgr Rouco Varela, archevêque de StJacques. "Tout au long des siècles, les pèlerins sont venus à St-Jacques

    dans un esprit de pénitence, de piété et de prière." Faisant référence à

    l’histoire, le prélat espagnol s’est dit convaincu que le mouvement oecuménique constitue "un événement de l’histoire moderne et un aspect de l’histoire de l’Eglise".

    Bien sûr, le "Botafumeiro", immense encensoir suspendu au bout d’une

    longue corde au milieu du choeur, était de la fête. Hissé, puis balancé par

    une équipe de costauds, l’encensoir géant s’envole dans les airs, puis parvenu au bout de sa course, redescend à une vitesse vertigineuse, faisant

    frissonner une assemblée médusée. Très dignes les évêques présents dans le

    choeur, n’en guettent pas moins le bolide qui, une fois, dit-on, est allé

    s’écraser contre le mur du transept, sans causer cependant la moindre égratignure parmi les pèlerins.

    Les fêtes sont toujours aussi l’objet de petits drames. Un délégué protestant espagnol a vivement regretté que l’assemblée ait été invitée à

    chanter l’hymne à saint Jacques, dans lequel l’apôtre est glorifié comme le

    patron de toute l’Espagne, défenseur des seuls chrétiens et porte-parole

    d’un christianisme triomphant et intolérant. Ce à quoi le Père Tillard a

    répondu qu’il ne fallait pas donner plus d’importance aux paroles de ce

    chant qu’à celles de la ’Marseillaise’. Une question d’exégèse en quelque

    sorte... (apic/com/mp)

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