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    Espagne: Les évêques prennent leur distance avec le mouvement "Somos Iglesia"

    "Afin d’éviter les confusions dans le peuple chrétien"

    Madrid, 11 juillet 2002 (APIC) La conférence des évêques d’Espagne s’est officiellement dissociée mercredi du mouvement réformiste "Somos Iglesia" ("Nous sommes l’Eglise"), "afin d’éviter les confusions dans le peuple chrétien". Ce mouvement, qui réclame des réformes dans l’Eglise. est fortement implanté en Allemagne, en Autriche et en Suisse

    La déclaration de la hiérarchie de l’Eglise espagnole est motivée par "la présence croissante dans certains moyens de communication et sur internet du courant Somos Iglesia" dont il est affirmé qu’il n’a reçu "aucune reconnaissance canonique".

    "Somos Iglesia" appartient à un réseau international d’associations chrétiennes en faveur d’un nouveau Concile de l’Eglise catholique, et qui dit avoir recueilli à ce jour plus de 4’000 signatures, dont celles de 35 évêques majoritairement brésiliens, pour une pétition en ce sens au pape Jean Paul II.

    Ce groupe est en outre associé au Mouvement pour le célibat optionnel (MOCEOP), qui regroupe notamment les prêtres espagnols mariés et les partisans du prêtre José Mantero, qui avait publiquement annoncé son homosexualité en février dernier.

    Dans un communiqué, les évêques espagnols écrivent que toutes ces "affirmations et revendications s’écartent clairement des enseignements de l’Eglise catholique" et sont "contraires à la discipline de l’Eglise".

    Prochain colloque

    "Somos Iglesia" organisera en septembre un colloque dans une université de Madrid sur le thème "Une autre Eglise est possible". Il s’agit principalement de promouvoir l’idée d’un nouveau Concile, mais aussi de défendre le célibat optionnel des prêtres ou la responsabilité sociale de l’Eglise.

    Le site du mouvement annonce des dizaines d’intervenants, venus en grande majorité d’Amérique latine, se présentant comme "prêtre marié et médecin de quartier populaire", "religieuse membre du collectif des Religieuses dans les quartiers ouvriers", ou encore "dominicain" et "théologienne féministe". (apic/ag/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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