Espagne : le cardinal Danneels a clôturé (100488)
Pampelune, 10 avril (APIC/CIP) C’est le cardinal Godfried Danneels, archevêque de Malines-Bruxelles, qui a prononcé le 8 avril l’allocution de
clôture du 9e Symposium International de Théologie organisé par l’Université de Navarre (Pampelune) en Espagne. La rencontre, qui a duré quatre
jours, avait pour thème "Eglise universelle et Eglises particulières". Les
quelque deux cents théologiens présents, venus d’Europe et d’Amérique, y
ont entendu six exposés et plus d’une cinquantaine de communications.
Dans son exposé, intitulé "Eglise, ministère et communion", le cardinal
Danneels a proposé quelques réflexions à la lumière du Synode extraordinaire de 1985, convoqué à l’occasion du 20e anniversaire de la clôture du Concile Vatican II et dont il était le rapporteur général.
"Le grand problème de l’Eglise et de la vie de l’Eglise post-conciliaire, a-t-il déclaré, est sans aucun doute celui de l’ecclésiologie. Le Synode de 1985 a procédé à une relecture des documents conciliaires, particulièrement de "Lumen Gentium" (constitution conciliare dogmatique sur
l’Eglise), sur la base d’une conception de l’Eglise en tant que communion,
en considérant celle-ci comme le moyen le plus adéquat pour résoudre certains problèmes de la vie de l’Eglise contemporaine."
Parmi les questions les plus actuelles, le conférencier a mis en exergue
la relation entre l’Eglise universelle et les Eglises particulière - thème
de la rencontre -, la façon de promouvoir la collégialité et le statut des
Conférences épiscopales. "A cet égard, a-t-il dit, il est important de savoir saisir la richesse contenue dans l’expression "communion des saints" :
son aspect mystique, pour ce qui regarde l’union à Dieu, son aspect sacramentel et eucharistique, pour ce qui regarde la communion avec le Christ,
et son aspect ecclésiologique. Sur ce dernier point, la communion s’exprime
en tant que communion d’Eglises et permet de clarifier la position du pape
au sein du collège épiscopal."
Concernant les Conférences épiscopales, précisement, le cardinal Danneels a indiqué que si celles-ci ne sont pas des organes collégiaux au sens
strict - au sens ou l’entend le Concile quand il parle du collège épiscopal
-, elles ne sont pas non plus de simples organisations administratives sans
fondement ecclésiologique. "En définitive, a-t-il conclu, seule une étude
sérieuse, allant de pair avec une pratique pastorale courageuse, permettra
de dépasser une interprétation vague du concept de communion. Sur ce point,
le Synode de 1985 a constitué une impulsion décisive." (apic/cip/bd)