Rome, 13 mars(APIC) En 1970, 96% des Espagnols se déclaraient catholiques,
en 1990, ils n’étaient plus que 72%. Tandis que le nombre des personnes
athées reste stable à 5%, le nombre des indifférents est passé de 3% à 26%.
La majorité des indifférents sont des catholiques qui figuraient en 1970
dans la catégorie "non pratiquants". Le nombre de pratiquants reste stable
depuis une dizaine d’années à 53%. Tels sont les résultats d’une étude
sociologique menée auprès de 4’300 personnes dont 2’097 prêtres.
"L’explosion d’indifférence" a été plus intense entre 1976 et 1979. Durant cette période, le nombre des catholiques non pratiquants a doublé.
Quant aux causes de l’abandon des pratiques religieuses, 51% des personnes
interrogées invoquent des circonstances personnelles, 22% l’influence de la
famille, 20,5% des difficultés d’ordre intellectuel, 8,1% la politique de
l’Eglise et 7,8% enfin des difficultés concernant la sexualité et le couple.
A propos des valeurs morales, les Espagnols condamnent la corruption, la
consommation de drogues douces et la tricherie de ceux qui touchent indûment des allocations de chômage, bien avant le divorce, l’euthanasie et
l’avortement.
46,9% des catholiques considèrent que l’Eglise possède trop de richesses, et 44,9% la jugent "trop attachée au passé". (apic/cip/mp)