Espagne : deuxième journée du Symposium (070488)
Pampelune, 7 avril (APIC/CIP) C’est par un exposé de l’archevêque de StJacques de Compostelle qu’a débuté la deuxième journée du 9e Symposium international de Théologie, organisé du 6 au 8 avril à Pampelune, en Espagne,
par la Faculté de théologie de l’Université de Navarre.
Traitant de "L’épiscopat et la structure de l’Eglise", l’archevêque
espagnol , Mgr Antonio Rouco Varela, a insisté sur l’origine divine du ministère épiscopal et sur son sens ultime: "permettre au Christ d’être pleinement présent".
"La permanence de toute l’Eglise dans la succession apostolique, a
déclaré Mgr Rouco Varela, s’appuie sur la garantie sacramentelle de la succession des apôtres qu’assurent les évêques de par l’imposition des mains,
le don de l’Esprit Saint."
En ce qui concerne la structure hiérarchique de l’épiscopat, Mgr Rouco
Varela a observé : "Les évêques succèdent aux douze comme collège, avec à
sa tête le pontife romain. L’épiscopat est structuré juridiquement et théologiquement sur le mode hiérarchique, en vertu de la disposition même du
Seigneur, et des exigences internes de son oeuvre salvifique dans l’Eglise
et par l’Eglise".
Mgr Rouco Varela a, par ailleurs, souhaité que la réflexion théologique
sur l’épiscopat, dans les circonstances actuelles de l’Eglise, contribue à
améliorer "la configuration canonique et la version pastorale de ce ministère". "C’est pourquoi il importe, a-t-il ajouté, de donner une impulsion nouvelle au témoignage et à la prédication de l’Evangile dans le monde
entier, en fidélité à l’héritage apostolique et à sa fidèle transmission.
De même, la réflexion doit favoriser une meilleure édification de la communion ecclésiale et une meilleure adaptation des formes et instruments pastoraux et canoniques, aussi bien dans la mise en pratique du principe de
la collégialité que dans la relation entre l’évêque et ses prêtres."
LLe ministère du successeur de Pierre
Le professeur Raul Lanzetti, du Centre académique romain de la Sainte
Croix, devait ensuite faire une intervention sur le ministère du successeur
de Pierre.
"Il faut souligner, a-t-il dit, que le pape, en vertu de sa responsabilité spéciale à l’égard de l’unité et de l’identité permanente de l’Eglise,
rend possible le renouveau constant de l’Eglise. "
"Pour des yeux superficiels, précise le professeur Lanzetti, le pape
semble exclusivement lié à la conservation. Cependant, il n’en va pas ainsi. Le ministère du pape est appelé à servir la fidélité de l’Eglise et,
partant, le renouveau continuel de l’Eglise dans la permanence de son identité."
Le professeur Lanzetti a également abordé la question des relations
entre le pape et les autres évêques dans le cadre de ce que l’on a appelé
"une ecclésiologie de communion". Il a dès lors mis l’accent sur la
réciprocité des liens entre le pape et l’épiscopat et sur le fait qu’aucun
membre du collège épiscopal n’est à même de jouer son rôle sans les autres.
Autrement dit, selon le professeur Lanzetti , "l’ecclésiologie de communion n’assigne pas la fonction de la diversité aux évêques et la fonction
de l’unité au pape. Mais tous sont appelés à veiller et à la diversité et à
l’unité, bien qu’à partir de perspectives différentes."
En ce sens, le professeur Lanzetti a fait observer que les évêques ont
la responsabilité de mener à bien leur ministère dans la communion avec
tout le corps épiscopal. Quant au pape, il lui appartient de veiller à la
diversité dans la réalisation de la mission ecclésiale, tant pour éviter
les atteintes à la communion que pour la promouvoir. (apic/cip/bd)