Madrid, 27août(APIC) Les médecins de la province espagnole de Murcie ont
refusé, pour des motifs de conscience, de prêter leur concours à des avortements autorisés légalement. La situation est semblable dans les provinces
d’Estramadoure, de Navarre et de la Rioja. En réaction, le gouvernement autonome de Murcie a engagé un médecin de Madrid qui est prêt à pratiquer des
avortements conformément à la loi espagnole sur l’avortement modifiée en
1985, rapporte le quotidien madrilène "El Pais".
L’article souligne que le médecin madrilène a pratiqué ce mois-ci les
deux premiers avortements légaux dans la province de Murcie, le diagnostic
ayant révélé des malformations des foetus.
Selon le délégué à la santé du district autonome de Murcie, depuis la
légalisation de l’avortement, environ 800 femmes s’adressent chaque année à
des médecins et des cliniques de Madrid ou de Valence pour se faire avorter. L’"Association pour le planning familial" d’Espagne affirme que 95%
des quelque 100’000 avortements enregistrés officiellement dans le pays
sont pratiqués dans des cliniques privées, puisque généralement les médecins engagés dans des établissements publics refusent de pratiquer de telles interventions. En Espagne, l’avortement est permis si la vie de la mère
est en danger, si des malformations sont à craindre ou si la grossesse est
la conséquence d’un viol. (apic/kna/cor)