Madrid, 25octobre(APIC) Le nombre de séminaristes diocésains a augmenté
ces sept dernières années en Espagne, passant de 1505 à 2092, vient de
révéler le directeur du Bureau de statistiques et de sociologie de la
Conférence épiscopale espagnole. Les chiffres actuels se situent au niveau
de 1944 et cette augmentation, selon Francisco Azcona, directeur de ce
Bureau de statistiques, serait due aux nouveaux plans de formation des
pretres, à la naissance de nouveaux mouvements apostoliques et à
l’élévation d’une fonction sacerdotale mieux assurée et mieux assumée.
Notons cependant que le nombre de vocations sacerdotales était monté à
près de 8’200 en 1950. Dans les années 50 et 60, le nombre de vocations est
resté stable jusqu’à ce que se fassent sentir les conséquences de la crise
post-conciliaire, vers 1968. C’est à partir de ce moment-là que le nombre
des vocations a commencé à beaucoup baisser pour descendre à 1505 en 1979.
Francisco Azcona ajoute que depuis la fin de cette crise post-conciliaire,
qui a marqué la décade des années 70, et avec le retour de la démocratie,
l’Eglise a retrouvé une grande vitalité qui s’est traduite par une augmentation des vocations. La reprise des plans de formation des pretres a favorisé cette tendance à l’augmentation du nombre de séminaristes, la période
de formation ayant été réduite à six ans.
De l’avis de Francisco Azcona, le fait que les jeunes d’aujourd’hui reconnaissent que la politique n’est pas la solution à tous les problèmes actuels a également influencé cette augmentation de manière favorable. Cette
opinion est corroborée par le fait qu’un séminariste sur quatre provient de
mouvements apostoliques, mouvements qui se sont multipliés ces dernières
années. Nombreux sont les séminaristes qui s’engagent entre 18 et 25 ans.
Les séminaristes proviennent majoritairement des classes moyennes. Seuls 6
% viennent des classes supérieures. La majorité des jeunes séminaristes
espagnols ont envie de développer leur action pastorale dans le monde rural, en faveur des marginaux ou dans des mouvements communautaires, ce qui
les différencie des générations précédentes. Selon une enquete effectuée
par la Conférence épiscopale espagnole, l’enseignement, la mission et le
domaine liturgique sont les secteurs qui jouissent actuellement le moins de
la préférence des pretres espagnols. (apic/cc/be)