Espagne : clôture du Symposium de Théologie (080488)
Pampelune, 8 avril (APIC/CIP) Ce sont les professeurs Pedro Rodriguez et
Carmelo de Diego, de l’Université de Navarre, qui ont été les conférenciers
de la dernière journée du Symposium international de Théologie organisé par
cette Université du 6 au 8 avril. La rencontre avait pour thème : "Eglise
universelle et Eglise particulière".
Le professeur Rodriguez a consacré son exposé à "La communion au sein de
l’Eglise locale", en relevant quelques implications essentielles de la communion, d’après le Concile Vatican II, et en insistant sur la dynamique des
Eglises particulières.
L’Eglise locale, a notamment souligné l’orateur, c’est-à-dire l’Eglise
présidée par l’évêque diocésain, est construite, formée, configurée à
l’image de l’Eglise universelle, dont elle partage très concrètement les
mêmes exigences de la mission dans le monde.
En outre, la variété de la vie et des aspects juridiques de la communauté diocésaine nécessite de la part de l’évêque principe et fondement visible de l’unité de l’Eglise, "un dévouement infatigable pour que, dans
tout le diocèse, le ministère de la Parole de Dieu et des sacrements soit
accompli le mieux possible, et qu’ainsi l’unité dans la foi et la communion
soient assurées".
"En termes ascétiques, a ajouté le professeur Rodriguez, l’ecclésiologie
de communion implique l’humilité de savoir que l’Eglise est l’Eglise du
Christ et non la nôtre, et que c’est le Christ, à travers son Esprit, qui
la dirige au moyen de ses dons. Voilà pourquoi ceux qui exercent des fonctions de présidence et de gouvernement au sein de la communauté diocésaine
à tous les niveaux doivent, avant tout, reconnaître et apprécier les réalités chrétiennes, ou qu’elles se trouvent."
Les conférences episcopales
De son côté, le professeur Carmelo de Diego Lora, doyen de la Faculté de
Droit canonique de Pampelune, a abordé quelques aspects de la législation
ecclésiastique en vigueur, pour préciser le pouvoir et le statut des conférences épiscopales. Celles-ci, du fait qu’elles regroupent les évêques
d’une même région ou d’un même pays, sont forcément des organes intermédiaires entre l’Eglise locale et l’Eglise universelle.
"Les conférences épiscopales, affirme le professeur de Diego Lora, peuvent avoir des activités juridiques se situant au-dessus du diocèse, avec
un caractère contraignant tant pour les évêques que pour le peuple de Dieu
appartenant au cadre ecclésiastique de cette Conférence épiscopale. Cette
faculté de pouvoir instaurer des choses contraignantes procède d’une réserve dont dispose le siège apostolique et que partage la Conférence épiscopale. De la sorte, il n’y a pas de risque que certains évêques puissent être
liés aux dispositions de la Conférence épiscopale, sans être d’accord avec
le résultat des votes" (votes par lesquels ils ont pu se prononcer sur telle ou telle question controversée).
"Dès lors, a conclu le professeur de Diego Lora, la Conférence épiscopale dispose de fonctions administratives et judiciaires, qui dérivent de ses
propres statuts." (apic/cip/bd)