Pas "d’ingérences" dans les affaires intérieures chinoises
Rome, 3novembre(APIC/CIP) Selon le mensuel catholique italien "Jésus", le
pape Jean Paul II profiterait de son voyage en Corée du Sud en 1989, dans
le cadre du Congrès eucharistique international, pour faire une escale
technique à Macaco et y avoir des entretiens directs avec des dirigeants
chinois à propos de la situation de l’Eglise en Chine populaire.
Interrogée jeudi 3 novembre par des journalistes, Mme Li Jinghua, porteparole du Ministère des Affaires étrangères de Chine a indiqué que "si le
Vatican est réellement sincère dans son intention d’améliorer ses relations
avec la Chine, il doit renoncer à toute ingérence dans les affaires intérieures de la Chine et interrompre ses relations diplomatiques avec Taïwan".
Selon ce même porte-parole, "l’Eglise catholique chinoise est indépendante". Après la rupture des relations diplomatiques entre la Chine et le
Vatican au début des années 50, le pouvoir instaure à partir de 1957 une
"Association patriotique des catholiques de Chine" et toute communication
avec Rome et toute consultation du Saint-Siège sont désormais interdites.
La grande majorité des évêques chinois à l’heure actuelle appartiennent à
cette Association condamnée par Rome et ont été ordonnés sans l’accord du
Saint-Siège. Ces ordinations épiscopales sont considérées comme gravement
illicites. (apic/jt/bd)