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    Sud-Soudan: Un nouveau pays voit le jour en Afrique de l’Est

    Entre espoir et inquiétude

    Juba, 9 juillet 2011 (Apic) "Nous sommes libres! Adieu le Nord, bonjour le bonheur!" Au son des cloches des églises de Juba, capitale du Sud-Soudan, le nouvel Etat a célébré dans la nuit de vendredi à samedi son indépendance, après des décennies de conflit avec le Nord.

    Le Sud-Soudan a proclamé, le 9 juillet, son indépendance lors d’une cérémonie officielle à Juba, en présence de dizaines de dirigeants étrangers, dont 30 Africains, rapporte AFP le 9 juillet.

    Le chef du Parlement sud-soudanais, James Wanni Igga, a annoncé la "déclaration d’indépendance du Sud-Soudan", devant des dizaines de milliers d’habitants en liesse, selon le quotidien français "Le Monde".

    La cérémonie s’est déroulée près du mausolée de John Garang, le chef des rebelles sudistes, mort quelques mois après l’accord de paix de 2005. Celui-ci avait mis fin à plus de 50 ans de guerre entre le Sud à majorité chrétienne et le Nord musulman.

    Partenaires et non rivaux

    "Que Dieu nous offre la joie pour tout notre peuple", a déclaré l’archevêque catholique Paulino Lokudu. Il a prié pour "tous ceux qui ont été solidaires avec nous durant les longues années de guerre", appelant à une "nouvelle entente" et une coopération entre les deux "nations voisines", lit-on dans "Le Monde".

    Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU, a assuré que "l’ONU et la communauté internationale continueront à rester aux côtés du Sud-Soudan", le 8 juillet à son arrivée à Juba.

    Vendredi, le gouvernement de Khartoum a reconnu la République du Sud-Soudan "en tant qu’Etat indépendant, sur les frontières du 1er janvier 1956". Selon AFP, il s’est "engagé à mettre en œuvre l’accord de paix et à régler toutes les questions post-référendaires". Le statut de la région d’Abyei, la délimitation des frontières et le partage des revenus du pétrole sont notamment contestés.

    Mais "Les liens culturels, politiques et commerciaux obligent les deux parties à regarder leur avenir commun en partenaires, pas en rivaux", a martelé Ban Ki-moon.

    Un lieu dangereux pour les enfants

    Le Sud-Soudan est un des endroits les plus dangereux du monde pour les enfants, selon Unicef, le fonds des Nations unies pour l’enfance. La poursuite des combats dans la zone frontalière au nord, la maladie et la faim menacent les jeunes générations. Un enfant sur cinq souffre de malnutrition, un sur neuf meurt avant son cinquième anniversaire, 70% des enfants et des adolescents n’ont jamais fréquenté l’école.

    La journée de proclamation de l’indépendance est néanmoins un jour historique pour les enfants. "Après des décennies de conflit, un nouveau pays voit le jour avec un nouvel espoir pour la paix et le développement économique".

    L’accession à l’indépendance survient six mois après le référendum qui a vu près de 99% des sudistes opter pour la sécession. (apic/lemonde/afp/ats/kna/ggc)

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