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    Entendre le cri de ceux qui souffrent

    Assise : "Que cessent les conflits armés qui ensanglantent la terre", lance le pape François

    Assise, 4 octobre 2013 (Apic) Le pape François a une nouvelle fois appelé à ce que "cessent les conflits armés qui ensanglantent la terre" et que se "taisent les armes", devant quelque 5'000 fidèles présents pour la messe célébrée au pied de la basilique d’Assise, dans la matinée du 4 octobre 2013. Le jour de la fête liturgique de saint François (1182-1226), le souverain pontife a demandé d’entendre le cri de tous ceux qui souffrent à cause de la guerre, notamment au Moyen-Orient, en Syrie et en Terre Sainte. Il a aussi invité au respect de la création et prié pour l’Italie.

    "De cette Cité de la paix, a ainsi lancé le pape, je répète avec la force et la douceur de l’amour : respectons la création, ne soyons pas des instruments de destruction !" Invitant chacun au respect de tout être humain, le pontife a ainsi demandé que "cessent les conflits armés qui ensanglantent la terre, que se taisent les armes et que partout la haine laisse place à l’amour". Assise fut, à plusieurs reprises, le théâtre de rassemblements interreligieux pour la paix.

    Le pape François a alors cité le Moyen-Orient, la Syrie et la Terre Sainte, "si aimée de saint François". Le ‘poverello’ y séjourna en effet pendant plusieurs mois en pleine Croisade, et obtint notamment la garde de certains lieux saints. La présence des frères franciscains sur place est ainsi ininterrompue depuis huit siècles, grâce à la Custodie de Terre Sainte. "Ecoutons le cri de ceux qui pleurent, de ceux qui souffrent et de ceux qui meurent à cause de la violence, du terrorisme et de la guerre", a-t-il poursuivi.

    Non à l’harmonie panthéiste

    "La paix franciscaine, a affirmé le pape, n’est pas un sentiment doucereux", et n’est pas non plus une "espèce d’harmonie panthéiste avec les énergies du cosmos". En effet, l’amour de saint François pour la nature a parfois été repris au service de certaines idéologies. "Ce saint François n’existe pas !", a-t-il ajouté, précisant que cette vision était une idée construite par certains. La paix de François, a poursuivi le pape sous les applaudissements des fidèles, est celle de Jésus, et implique de porter son joug sans arrogance, celui de l’amour envers chacun. Aux yeux du pape, "l’amour pour les pauvres et l’imitation du Christ pauvre" sont unis de façon indissociable.

    Outre les milliers de fidèles présents sur la place devant la basilique Saint-François, de très nombreuses personnes suivaient la célébration sur des écrans géants installés un peu plus haut, devant la basilique, ainsi que sur l’esplanade de Sainte-Marie-des-Anges, à quelques kilomètres de là.

    Peu avant, le pape François s’était rendu dans la crypte de la basilique, avec les huit membres du Conseil des cardinaux, afin de se recueillir sur la tombe de François, le saint dont il a pris le nom, la première fois pour un pape. Il a ensuite été salué par les autorités, y compris Enrico Letta, chef du gouvernement italien. Au terme de la messe, le pontife devait offrir de l’huile pour la lampe votive qui est placée sur le tombeau. (apic/imedia/mm/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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