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    La polyphonie, ou le chant du terroir et de la générosité

    Encadrés

    La langue corse, contre vents et marées

    Dans les années 50, il était interdit de parler corse à l’école et dans la cour de récréation. Il était de plus mal vu de la parler, surtout en ville. Aujourd’hui, quelques heures hebdomadaires à peine sont consacrées à cette langue dans le écoles. Malgré les obstacles, la langue s’est néanmoins perpétuée oralement, contre vents et marées. Si la majorité du clergé corse interrogé se déclare favorable à une plus grande place de cette langue et à son apprentissage, certains opposent toutefois des réticences à l’intégrer davantage dans la liturgie. "Sur une cinquantaine de gamins au catéchisme, seuls 5 ou 6 parlent couramment le corse... Sans compter qu’une grande partie des fidèles ne comprendraient rien pendant la messea", expliquent l’abbé Ange-Michel Valéry, 45 ans, curé de la paroisse St-Jean- Baptiste, à Bastia. A l’instar de nombre de ses confrères, l’abbé Valéry parle le corse, et se dit favorable à son enseignement à l’école. Sa réticence à l’intégrer dans la liturgie en raison du barrage de compréhension ne passe guère aux yeux de l’abbé Mondolini. "Pendant très longtemps, la messe était en latin. Combien de personnes comprenaient?" (apic/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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