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    Une Eglise mise à rude épreuve

    Encadré:

    La situation politique heurtée de la Guinée depuis la fin des années 50 a évidemment eu des répercussions religieuses importantes. Les vieux fonds de religion traditionnelle africaine et de religion musulmane (70% de la population) ont survécu aux aléas politiques. Le christianisme par contre était perçu comme lié à l’Europe.

    Sekou Touré s’en est pris aux mouvements chrétiens de jeunes, aux écoles et aux petits séminaires. Quand Mgr de Milleville, archevêque de Conakry, a protesté, en 1966, il a été expulsé du pays. En mai 1967, le président annonce le renvoi de tous les missionnaires étrangers. Cette situation a eu au moins deux conséquences. Sur place, des laïcs guinéens ont pris des responsabilités dans la vie ecclésiale, tandis qu’au plan régional, quelques prêtres africains de pays voisins sont venus dépanner l’Eglise éprouvée. Il est possible, notent les observateurs, que la situation guinéenne ait stimulé Paul VI à accélérer la création de l’épiscopat africain dans le reste de l’Afrique.

    L’archevêque de Conakry, Mgr Tchidimbo, un Français d’origine gabonaise, a été arrêté en 1971. Détenu et torturé au camp de Boiro, il ne fut relâché qu’en 1979, mais ne reprit jamais sa charge. En 1986, les relations diplomatiques avec le Saint-Siège étaient rétablies. (apic/cip/pr)

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