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    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
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    Le président de la SCR justifie sa décision

    Encadré

    "Le Courrier" tel qu’il est rédigé actuellement ne répond pas à l’attente

    de tous les catholiques. Il n’y avait pas d’ouverture possible, d’universalité dans le fond du message", se défend Jean-Luc Ducret, président de la

    Société catholique romaine. Qui admet qu’une solution avait pourtant été

    trouvée en Commission. "Il est vrai que l’on a désigné une commission mixte, composé des représentants de la Société catholique-romaine, du Conseil

    exécutif et du "Courrier" pour examiner la situation. Cette comission est

    parvenue à la conclusion qu’effectivement le soutien au "Courrier" s’imposait. Et elle suggérait dans le fond de maintenir la subvention de 250’000

    francs. Ce que l’assemblée a accepté. Mais il est bien vite apparu que dans

    le débat les problèmes financiers avaient été complètement ignorés.

    La décision prise mercredi ne risque-t-elle pas de provoquer la grogne

    et de freiner les contributions ecclésiastiques, en baisse continuelle?

    "Bien sûr, c’est un pari", rétorque J.-Luc Ducret, qui admet qu’une partie

    de la SCR veut effectivement la tête de Patrice Mugny: "Oui... la tête,

    c’est vulgairement dit. La sensibilité du rédacteur en chef est trop partisane à l’analyse de l’Assemblée générale pour pouvoir espérer une évolution

    du "Courrier".

    Jean-Luc Ducret réfute l’idée selon laquelle la SCR s’est substituée à

    l’autorité pastorale pour sanctionner la ligne du journal. "La décision de

    l’assemblée est une décision tout à fait démocratique, conformément aux

    statuts. On doit élaborer un budget. Et ce budget se fait dans le cadre des

    priorités à donner à certains aspects. On observe qu’il y a beaucoup de

    catholiques qui ne soutiennent plus l’Eglise, parce qu’il y a "le Courrier". Alors on se demande pourquoi? La décision ne date pas d’hier soir,

    mais d’une réflexion veille de 7 ans, qui a abouti sur ce constat: si on

    continue de ronronner, il ne se passera rien. On spécule sur un électrochoc. On verra bien. On fera le constat dans un an ou deux. Pour voir si on

    a ou non totalement échoué. Si le "Courrier" s’édite plus, ou bien au contraire la décion de mercredi a redonné un dynanisme"

    Une sorte de pari, en quelque sorte, avec le risque de le perdre, donc?

    "Tout à fait. C’est bien clair. Reste que si on écoute les gens du "Courrier" on a l’impression qu’ils sont les seuls à pouvoir animer un quotidien. Or j’imagine qu’il y a d’autres gens susceptibles de faire ce travail

    d’animation et de direction. Nul n’est irremplaçable. Je crois volontiers à

    la qualité professionnelle de Monsieur Mugny et de son équipe, mais je ne

    suis pas certain qu’ils sont les seuls". (apic/pr)

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