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    L’Uruguay face à son noir passé

    Encadré

    L’Uruguay, l’ancienne "Suisse de l’Amérique Latine", a connu une dictature entre 1973 et 1984. Pendant cette période, une personne sur quatre a été détenue par les militaires, soit l’une des plus grandes proportions au monde.

    Après cette dictature cruelle, où des milliers de personnes ont été torturées, 500’000 Uruguayens ont pris le chemin de l’exil et 200 personnes ont "disparu" (sur une population de moins de 3 millions d’habitants), le Parlement vote alors une loi d’amnistie. En 1989, par référendum, 52% des Uruguayens assurent l’impunité aux tortionnaires au nom de la "pacification nationale."

    Mais cette pacification est loin d’être une réalité. Les familles des disparus ignorent le sort de leurs frères, sœurs, père, mère et/ou enfants. Amnesty International soutient que le fait de vivre sans savoir si un jour la personne retournera ou si elle est morte, ne permet pas aux familles de faire le deuil de leurs êtres chers ni de construire une nouvelle vie, et cela constitue une des plus cruelles formes de torture psychologique. (apic/iac/be)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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