Dans une interview accordée jeudi 14 juin à l’agence APIC, Mgr Henri Schwery a déclaré avoir présenté sa demande à Rome il y a près de 6 mois. Sa décision est le fruit d’une réflexion approfondie sur les responsabilités de
l’évêque, réflexion qui lui a fait voir la nécessité, pour faire face au
mieux aux tâches toujours plus diverses et étendues qui sont liées à cette
fonction, de disposer d’un auxiliaire. En 1986, l’évêque de Sion avait proposé au Conseil presbytéral lors de sa session de printemps une première
"Consultation périodique de l’évêque pour sa succession". Une liste de prêtres jugés capables d’accéder à l’épiscopat a été dressée sur la base de
cette consultation qui devrait être renouvelée tous les cinq ans dans le
diocèse. Une consultation à laquelle est attaché Mgr Schwery, qui a tenu à
préciser que le choix de l’évêque auxiliaire serait fait compte tenu de
l’avis des prêtres du diocèse. Il a de plus confirmé que l’évêque auxiliaire serait vraisemblablement de langue allemande: si, comme il l’a précisé,
un tel choix est traditionnel (en Valais, un évêque francophone est normalement secondé par un vicaire général germanophone et vice-versa), il répond à son voeu, conscient qu’il est de "la nécessité d’avoir une pensée
pluriculturelle" dans son diocèse. Mgr Schwery a ajouté qu’aucun nom ne
peut être avancé pour l’instant. Il attend la fin de l’enquête du nonce
apostolique et la décision de Rome qui suivra.