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    En visite au Quirinal, Léon XIV insiste sur la défense de la vie

    Léon XIV a effectué sa première visite officielle au président de la République italienne, Sergio Mattarella, au palais du Quirinal, dans la matinée du 14 octobre 2025. Durant près de deux heures, il a adressé divers appels à l’Italie, insistant sur la défense de la vie et de la famille, ou encore l’accueil des migrants, et appelant à l’engagement pour la paix et de l’écologie.

    C’est en grande pompe que le pape a rejoint le Quirinal – ancien palais des papes dressé sur la colline du même nom, aujourd’hui siège de la présidence italienne. Léon XIV s’est en effet plié à la coutume: vêtu de sa mozette (petite cape rouge) et d’une étole sur sa soutane blanche, il a reçu d’abord un salut officiel de représentants civils sur un tapis d’honneur à la frontière entre les deux États, en bordure de la place Saint-Pierre, avant de franchir les quelque quatre kilomètres escorté de motards et de cavaliers de divers corps de police.

    Accueilli dans la cour du Quirinal par le président Sergio Mattarella, en fonction depuis 2015 et renouvelé pour un second mandat en 2022, Léon XIV s’est entretenu avec lui pendant une demi-heure à huis clos. Le pape et l’homme politique de 84 ans, figure appréciée en Italie, s’étaient déjà rencontrés au Vatican le 6 juin dernier, un mois après le conclave.

    Après l’échange de cadeaux, la visite du pape s’est poursuivie par une rencontre avec les collaborateurs de la présidence et les responsables des institutions italiennes. Se présentant comme «évêque de Rome et Primat d’Italie», le pontife a insisté sur «le lien fort qui unit le Siège de Pierre au peuple italien».

    À l’approche du centenaire des Accords du Latran (1929-2029), il a souligné la collaboration entre l’Église catholique et l’État italien «pour le bien commun, au service de la personne humaine, dont la dignité inviolable doit toujours primer dans les processus de décision et dans l’action, à tous les niveaux». Il a aussi plaidé pour le plein respect du Concordat de 1984, qui a instauré une distinction plus nette entre Église et État, mettant fin au statut du catholicisme comme religion d’État.

    Face aux situations de grave souffrance qui «blessent l’humanité», le pontife a formulé divers appels, à commencer par celui «d’œuvrer pour le rétablissement de la paix dans toutes les parties du monde». «Regardons les visages de ceux qui sont bouleversés par la férocité irrationnelle de ceux qui planifient sans pitié la mort et la destruction», a-t-il déploré en saluant l’engagement du gouvernement italien notamment pour les enfants de Gaza, en collaboration avec l’hôpital Bambino Gesù, propriété du Saint-Siège.

    Redonner confiance aux familles

    Le chef de l’Église catholique a centré une longue partie de son discours d’une quinzaine de minutes sur la protection de la famille – rappelant au passage l’attachement fort des Italiens à celle-ci – pour pallier notamment la baisse de la natalité que subit la Péninsule. Le pays compte l’un des taux de fécondité le plus bas d’Europe – 1,18 enfant par femme en 2024 – et le nombre de résidents est en constante diminution selon les statistiques officielles. La population italienne comptait 59 millions de résidents en 2022. Elle pourrait passer à 58,1 millions en 2030, à 54,4 millions en 2050 et jusqu’à 45,8 millions en 2080.

    Face à cette crise démographique, Léon XIV a enjoint à faire «tout notre possible pour redonner confiance aux familles, en particulier aux jeunes familles». Il a souhaité pour toutes les familles «un emploi digne, dans des conditions d’équité et en tenant compte des besoins de la maternité et de la paternité».

    Le pape a aussi rappelé «l’importance fondamentale, à tous les niveaux, de respecter et de protéger la vie, dans toutes ses phases, de la conception à l’âge avancé, jusqu’au moment de la mort». Il a demandé «l’accessibilité des soins médicaux et des médicaments, selon les besoins de chacun».

    Migrants, respect des traditions, écologie

    Léon XIV a aussi remercié l’Italie pour sa «grande générosité» envers les migrants qui frappent à ses portes, et pour son engagement dans la lutte contre la traite des êtres humains. Encourageant l’ouverture et la solidarité, il a reconnu l’importance de l’intégration des nouveaux arrivants «aux valeurs et aux traditions de la société italienne». L’actuelle Premier ministre Giorgia Meloni, qui était présente à cette rencontre, a considérablement ouvert la porte à l’émigration légale en Italie. En 2022, elle avait été élue pour endiguer drastiquement l’immigration illégale.

    Dans son discours, le pontife américano-péruvien a dénoncé «une certaine tendance à sous-estimer […] les modèles et les valeurs qui se sont développés au fil des siècles et qui marquent notre identité culturelle, allant parfois jusqu’à tenter d’en effacer la pertinence historique et humaine». Et d’inviter à préserver les traditions sans se laisser séduire par les modes du moment ou les stratégies commerciales, qu’il a qualifiées de «formes de contrôle».

    Évoquant par ailleurs le huitième centenaire de la mort de François d’Assise (1226-2026), Léon XIV a vu dans cet anniversaire l’occasion de confier aux Italiens une mission écologique, dans l’esprit de ce saint patron de l’Italie. Tout récemment, l’Italie a instauré le 4 octobre, fête du Poverello, comme jour férié national à partir de l’année prochaine.

    Dans son discours applaudi par une standing ovation, l’évêque de Rome a exprimé sa gratitude aux autorités italiennes pour la gestion des grands événements du Vatican, notamment autour de la mort du pape François et du conclave en avril et mai dernier, ou encore pour la logistique et la sécurité du jubilé qui se déroule toute l’année dans la capitale. (cath.ch/imedia/ak/mp)

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