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    Parolin-Pdt-Lituanie

    En l'absence du pape, la diplomatie vaticane cherche à se faire entendre

    Depuis l’hôpital, «la guerre apparaît encore plus absurde», a écrit le pape François pour l’angélus du 2 mars 2025, dans l’une de ses rares prises de position publiques depuis son hospitalisation le 14 février dernier. En son absence – et son silence relatif –, I.Média revient sur la façon dont la diplomatie vaticane poursuit son œuvre, notamment avec le cardinal secrétaire d’État Pietro Parolin et Mgr Paul Gallagher, secrétaire pour les relations avec les États.

    Ce lundi matin, le 'numéro 2’ du Vatican, le cardinal Pietro Parolin, et le 'ministre des Affaires étrangères’, l’archevêque britannique Mgr Paul Gallagher, ont reçu le président lituanien, Gitanas Nausėda, venu à Rome pour le Jubilé. D’ordinaire les chefs d’État rencontrent d’abord le pape, mais celui-ci, hospitalisé depuis 20 jours pour une grave infection respiratoire, n’assure plus ses audiences officielles.

    Le pape n’est pas pour autant silencieux. Lors des angélus du dimanche, dont les textes sont publiés même si le pontife n’apparaît plus en public, il continue à plaider pour la fin des conflits. Ce lundi encore, il a fait parvenir un message à l’Académie pontificale pour la Vie, souhaitant un multilatéralisme qui ne «dépende pas des circonstances politiques changeantes ou des intérêts de quelques-uns». Ce document, signé à l'hôpital Gemelli, indique que le pape continue à intervenir sur les thèmes de géopolitique.

    La voix du Saint-Siège

    En l’absence du pape, son administration cherche à faire entendre la voix du Saint-Siège sur la scène internationale. Le cardinal Pietro Parolin a ainsi accordé un entretien au Corriere della Sera le 21 février, abordant la situation de divers foyers de conflits dans le monde. Quelques jours avant, il s’est également rendu au Burkina Faso afin de soutenir les efforts de paix sur place. À noter que la veille de l’hospitalisation du pontife, le cardinal italien s’était opposé fermement à la déportation de la population de Gaza, une idée évoquée par le président américain.

    Dans les pages du magazine jésuite America ce weekend, Mgr Paul Gallagher s’est livré à un long entretien commentant ouvertement – fait rare – la politique du président des États-Unis Donald Trump. Il y exprime la position du Saint-Siège et n’hésite pas à critiquer la décision de la Maison Blanche d’ouvrir des négociations sur la guerre en Ukraine sans impliquer Kiev. «Nous pensons toujours que lorsque l’on parle de l’avenir de l’Ukraine, le peuple ukrainien doit participer à la négociation […] car il s’agit de leur avenir, de leur vie», déclare-t-il.

    Mgr Gallagher déplore aussi la déportation massive de migrants opérée par l’administration Trump, ou encore la réduction du budget d’aide au développement. Il évoque par ailleurs les relations du Saint-Siège avec la Chine et le Vietnam.

    Une baisse de visibilité?

    Mais l’absence physique du chef de l’Église catholique se fait ressentir quant à la portée de la voix du Saint-Siège. «La diplomatie suit son cours, y compris au niveau des nonciatures, mais on peut noter une baisse de visibilité», reconnaît un fin connaisseur du Vatican.

    Selon nos informations, certaines visites officielles ont été reportées, et à la différence du président lituanien, n’ont pas même été reçues à la secrétairerie d’État. Dans ce temps d’incertitude sur la suite du pontificat, certaines décisions sont suspendues. Plusieurs issues sont envisagées, dont une renonciation du pontife de 88 ans, jugée possible par certains observateurs. La Curie romaine «attend de voir comment la situation évolue avant d’entreprendre de nouvelles initiatives», glisse encore une source vaticane.

    Même écho dans une ambassade près le Saint-Siège. «Il y a un ralentissement et une prudence; ce n’est pas le moment d’engager des projets. Nous sommes plutôt dans une gestion des affaires courantes», confie une source. En assurant toutefois: «Avec le Saint-Siège, l’échange d’information se poursuit, il n’y a pas d’annulation de rendez-vous». (cath.ch/imedia/ak/bh)

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