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  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
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    En conclusion, Jean Paul II met en relief le rapport entre la dernière

    Cène et la Pentecôte. Avant même son "départ" vers le Père quarante jours

    après la Résurrection, le Christ demeure dans l’Eglise par la présence de

    l’Esprit-Saint qui donne la vie. Le sacerdoce est tout entier au service de

    cette vie: "Le sacrement de l’Ordre imprime dans l’âme du prêtre un caratère particulier qui, une fois reçu, demeure en lui comme source de la grâce

    sacramentelle de tous les dons et charismes liés à la vocation au service

    sacerdotal dans l’Eglise". C’est pourquoi, "si le témoignage que nous rendons au Christ est très imparfait et très insuffisant", ajoute le pape,

    "notre réconfort, c’est l’assurance que c’est avant tout l’Esprit de vérité

    qui rend témoignage au Christ... Plus nous sentons que notre mission nous

    dépasse, plus nous devons nous ouvrir à l’action de l’Esprit-Saint surtout

    lorsque la résistance des esprits et des coeurs, la résistance d’une civilisation qui s’est formée sous l’influence de l’’esprit du monde’ se fait

    sentir d’une manière particulièrement forte".

    Statistiques et chiffres

    Dans sa traditionnelle lettre aux prêtres à l’occasion du jeudi Saint,

    Jean Paul II souligne la nécessité d’un échange de prêtres entre les divers

    diocèses pour résoudre le déséquilibre dans la distribution des prêtres

    dans le monde. Le pape écrit: "Cette aide s’avère indispensable lorsqu’on

    sait qu’en certains endroits il y a un prêtre pour quelques centaines de

    fidèles et qu’en d’autres, on compte un prêtre pour 10’000 fidèles, voire

    davantage encore".

    A propos de ce problème, Mgr Pio Laghi, pro-préfet de la Congrégation

    pour l’éducation catholique, a fourni une série de données lors de la présentation de la lettre pontificale. Le manque de prêtres est particulièrement grave en Amérique latine. Dans ce continent, les quelque 378 millions

    de catholiques, soit 42% du total des catholique dans le monde, sont assistés par 52’452 prêtres (séculiers et réguliers), ce qui représente 13,05%

    du total des prêtres de l’Eglise catholique.

    Les catholiques d’Europe et d’Amérique du Nord, qui forment 38,81% de

    tous les catholiques, sont en revanche assistés par 293’993 prêtres (73,14%

    des prêtres dans le monde). A Cuba il y a un prêtre pour 20’037 catholiques, au Hondurass, un pour 16’272, et dans le diocèse d’Ilheus (Brésil),

    un prêtre est responsable des 44’140 catholiques. A Malte, par contre, on

    compte un prêtre pour 337 catholiques, en Irlande, un pour 719 et en Italie

    un pour 940.

    Très souvent, les catholiques, qui ne disposent pas toujours de prêtres,

    d’Eucharistie dominicale et de la nécessaire instruction sur la foi catholique doivent en plus affronter le prosélytisme des sectes, fait-on remarquer.

    Des propositions

    Lors du Synode de l’an dernier tenu à Rome sur la formation des prêtres,

    certains proposaient de revoir la norme du célibat et de penser à l’ordination de "viri probati". Mais dans son discours final, Jean Paul II soulignait que la solution des "viri probati" ne peut pas être prise en considération et qu’il faut répondre au problème par d’autres moyens.

    Pour étudier ce problème, le pape avait décidé d’instituer au Vatican un

    groupe de travail interdicastère. Ce groupe a proposé une intervention

    d’émergence et une seconde à long terme qui affronte le problème à la racine. Ec ce qui concerne l’intervention d’émergence, on propose le transfert

    de prêtres d’un dicastère qui dispose d’un grand nombre de prêtres à un dicastère où il y a un manque. On note en outre que pour le moment les prêtres "Fidei donum" (nom emprunté à l’encyclique que Pie XII consacrait en

    avril 1957 aux mêmes problèmes) en Amérique latine sont environ 2’500, dont

    quelque 500 se trouvent au Brésil: 1’104 proviennent d’Espagne, 478 d’Italie, 215 d’Allemagne, 174 des Etats-Unis, 129 de France, 58 de Belgique, 30

    d’Angleterre, 26 d’Irlande et 26 de Malte.

    Les pays qui ont la plus grande disponibilité de prêtres ont pour nom

    Malte, l’Irlande, la Pologne et l’Espagne. On fait encore remarquer qu’il

    est possible de remédier au manque de prêtres à travers par une plus grande

    présence de prêtres réguliers et d’autres "ministres" comme diacres, lecteurs, acolytes et catéchistes... En 1988, il n’y avait au Brésil que 546

    diacres et aucun cathéchiste à plein temps contre plus de 9’000 diacres aux

    Etats-Unis et 240’000 catéchistes en Afrique.

    Concernant l’intervention à long terme, l’intensification de l’oeuvre

    des vocations et l’ouverture de nouveaux et meilleurs séminaires sont préconisées. Au Brésil toujours, on compte actuellement 25 séminaristes pour

    un million de catholiques, alors qu’on en calcule 70 en Europe pour le même

    nombre. Les statistiques pour le Brésil sont encore plus préoccupantes si

    l’on tient compte du fait que le nombre des séminaristes se maintien au même niveau qu’il y a 8 ans, cependant qu’une augmentation considérable est

    constatée dans beaucoup d’autres pays d’Amérique latine.

    La fondation de séminaires dans des pays comme l’Italie, l’Espagne, la

    Pologne et l’Irlande est également proposée. Une formation en vue de la

    nouvelle évangélisation y serait dispensée pour former "un missionnaire

    diocésain". (apic/jt/ba/pr)

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