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    Embargo: 20 octobre 10h30

    apic/Berne/FEPS/Drogue

    Le texte contient 45 lignes (max. 75 signes), 464 mots et 3137 signes.

    Berne: Politique de la FEPS en matière de drogue (191094)

    Juste milieu entre répression et libéralisation

    Berne, 19octobre(APIC) Le groupe de travail "politique en matière de

    drogue" de la Fédération des Eglises protestantes de la Suisse (FEPS) vient

    de publier une série de thèses concernant la politique de la drogue.

    S’appuyant sur réflexion éthique et sur une longue expérience sur le front

    de la drogue, il propose une voie praticable entre la répression et la

    distribution.

    Les avis divergent quant à savoir quelle politique en matière de drogue

    pourrait enfin mener au succès. Le drame du Letten montre à l’évidence

    qu’il n’y a pas de recette exclusive pour venir à bout de la détresse de

    30’000 toxicomanes. En juillet dernier, trois partis gouvernementaux ont

    réussi à s’entendre sur une solution pragmatique entre la répression et la

    distribution. Le groupe de travail la FEPS prêche pour une troisième voie:

    "A notre avis, il n’existe pas un chemin unique conduisant à la solution;

    il est nécessaire par conséquent d’explorer de manière pragmatique tous les

    moyens qui sont utilisés ailleurs. Entre la répression et le libéralisme,

    il s’agit de trouver la bonne mesure, faite d’un mélange de toutes les solutions possibles."

    Les deux initiatives pour "Une jeunesse sans drogue" et "Pour une

    politique raisonnable en matière de drogue" cherchent à inscrire une

    certaine politique dans la Constitution fédérale. Selon la FEPS, ni les

    buts visés, ni les moyens proposés par ces deux initiatives n’offrent une

    aide efficace car les objectifs sont trop limités et les moyens trop

    exclusifs pour venir à bout de la diversité du problème de la drogue.

    La Fédération estime que la politique en matière de drogue devrait viser

    la santé, la qualité de vie et l’intégration sociale. L’ancrage d’une telle

    orientation dans la Constitution aurait l’avantage de faire de la

    prévention une mesure constitutionnelle, de pouvoir limiter la libre

    obtention de drogue, de permettre à la Conféfération d’introduire une

    politique en matière de drogue cohérente et de respecter l’autonomie de la

    personne.

    Le conseil de la FEPS a adopté six thèses qui visent à promouvoir ces

    objectifs: la politique de la drogue doit viser la santé, la qualité de

    vie, l’intégration sociale. Il convient pour cela de dépénaliser la

    consommation de drogues. L’obtention de drogue doit être autorisée sous

    contrôle de l’Etat. La prévention doit être renforcée par des mesures dans

    le cadre de la politique de la famille, de l’éducation à l’autonomie de la

    personne; les offres de soutiens, pour éviter la misère et aider les

    toxicomanes à surmonter leur dépendance, doivent être multipliées. La

    dernière thèse veut que celui qui cause du tort à des tiers sous l’emprise

    de la drogue, ou celui qui exploite économiquement des personnes

    dépendantes soit punissable.

    La FEPS réclame également une meilleure coordination de la politique en

    matière de drogue, afin de surmonter les contradictions entre les lois fédérales et cantonales. (apic/com/eb)

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