Einsiedeln: Les deux évêques auxiliaires vont tout (010693)
Einsiedeln, 1erjuin(APIC) Rencontrant les journalistes à la suite de leur
ordination épiscopale lundi de Pentecôte en l’église abbatiale d’Einsiedeln, les deux nouveaux évêques auxiliaires de Coire, Mgr Peter Henrici et
Mgr Paul Vollmar, ont souligné qu’ils allaient tout mettre en oeuvre pour
restaurer l’unité dans le diocèse. Mgr Vollmar s’est même donné trois à
cinq ans pour réussir cette mission.
Interrogé sur la place qu’il allait occuper dans ce collège de trois
évêques mis en place à Coire et s’il s’agit vraiment d’une structure collégiale, Mgr Henrici a souligné que ce n’est pas nouveau que Mgr Vollmar et
lui-même soient évêques auxiliaires de Mgr Haas. En effet, l’évêque auxiliaire est toujours l’auxiliaire d’un évêque diocésain. Il s’est plutôt
étonné que la bulle de nomination - qu’il découvrait pour la première fois
ce lundi - parle plus souvent uniquement du diocèse de Coire que de l’évêque, ce qui n’est pas habituel.
Mais c’est un fait que Mgr Wolfgang Haas est et reste l’évêque diocésain. Cependant, Mgr Haas ne pourra pas faire ce qu’il veut avec ses deux
nouveaux auxiliaires, insiste-t-il. De plus, ces derniers seront depuis le
1er juillet vicaires généraux, et ne pourront pas être remplacés.
A propos des applaudissements nourris qui à plusieurs reprises ont
ponctué la cérémonie d’ordination, Mgr Vollmar a reconnu que c’est plutôt
exceptionnel, surtout en Suisse alémanique, d’exprimer ainsi ses sentiments. Et de souligner que c’est réjouissant de voir ainsi le peuple des
fidèles manifester son accord.
Peuple des fidèles et prêtres sont soulagés
Mgr Vollmar se dit persuadé que le peuple ainsi que les prêtres sont
très soulagés. "Tous les contacts que j’ai eus ces dernières semaines et
ces derniers mois m’ont montré toute cette confiance; je dirais même d’une
certaine manière qu’il s’agit d’une confiance presque illimitée. C’est très
réjouissant; nous nous sentons donc portés par le peuple, par les prêtres.
Je crois nous pouvons espérer réussir à retrouver la communion, la ’koinonia’ dans l’Eglise". Il se donne de trois à cinq ans pour restaurer
l’unité.
Pour une "Eglise de dialogue"
Quant à savoir s’il se sent personnellement accepté par Mgr Haas comme
un membre d’une équipe pastorale, Mgr Vollmar souligne qu’avec l’évêque de
Coire, il ne s’agit pas d’un problème qui se situe au plan humain. "Je
crois que Mgr Haas n’est pas une personne méchante, c’est quelqu’un qui
veut travailler pour le Royaume de Dieu et faire le bien...". Les divergences porteraient plutôt sur les moyens et la manière de faire dans le diocèse.
Insistant sur sa conception d’une "Eglise de dialogue" - une vision de
Jean XXIII, du Concile Vatican II -, il reconnaît que ce n’est peut-être
pas facile pour tout le monde. Pour lui, le dialogue est le "moyen pastoral
par excellence". Et d’espérer finalement que l’on ne soit plus en face
d’une "communauté de sourds-muets, mais réellement de gens qui se respectent". (apic/be)