Einsiedeln: Le premier pèlerinage national suisse (150888)
Einsiedeln, 15août(APIC/Brigitte Cosandey) Pas moins de 13’000 personnes
ont participé au premier pèlerinage national à Einsiedeln qui marquait, dimanche 14 août, la clôture de l’Année Mariale. Les catholiques venus de
tous les diocèses et des pays voisins se sont retrouvés autour de leurs
évêques pour célébrer l’Eucharistie avec quelque 120 prêtres et une quarantaine d’enfants de choeur, sur la place de la célèbre Abbaye. Placée sous
le thème "Avec Marie sur le chemin de la foi" la journée se voulait être
une "fête de la foi et le point culminant de l’année mariale" en Suisse,
comme l’a souligné Mgr Henry Schwery, évêque de Sion et président de la
Conférence des évêques suisses. Pour beaucoup de prêtres et de pèlerins,
l’expérience devrait se renouveler chaque année.
Les célébrations du pèlerinage national avait déjà débuté la veille au
soir dans la Basilique bondée. Dimanche matin à 9h., une messe en français
était radiodiffusée depuis la chapelle des étudiants, présidée par Mgr
Amédée Grab, évêque auxiliaire de Lausanne, Genève et Fribourg. Certains
assis parterre, d’autres debout, les pèlerins avaient envahi l’église, vers
9h. 30, pour réciter le chapelet.
Dès 10h. un programme de chants et de musiques a précédé la messe qui
devait se déroulé sur la place de la Basilique baignée de soleil. Au fur et
à mesure que les cars et les trains affluaient, que les voitures venaient
grossir les rangs de celles parquées sur les prés d’Einsiedeln et que les
pèlerins courageux venus à pied ou à vélo arrivaient, la place se remplissait d’un public varié: personnes âgées, familles, religieux et jeunes.
"Seul les jours de grandes festivités accueillent autant de personnes. Le
beau temps y est pour beaucoup" selon Hans Föllmi, coordinateur des postes
de premiers secours pour lesquels seize personnes ont été mobilisées.
A 11h.30, la messe a commencé par la procession des enfants de choeur,
de quelques gardes suisses, des prêtres et de tous les évêques suisses, à
l’exception de Mgr Vonderach, en visite au Liechtenstein pour le cinquantième anniversaire du règne du prince Franz Josef II. La cérémonie célébrée
dans les quatre langues nationales allait durer une heure et demie.
Lors de son homélie Mgr Henri Schwery, qui présidait la cérémonie, s’est
basé sur les textes des Ecritures Saintes, sur le "Credo" et la tradition
de l’Eglise pour déclarer que "la foi catholique nous fait admettre et proclamer que nous sommes en marche avec Marie, modèle de la Foi chrétienne".
L’Année Mariale se voulait être un temps de préparation au IIIème millénaire a relevé l’évêque de Sion. Face aux problèmes politiques, économiques
et sociaux qui mettent en péril, aujourd’hui plus que jamais et à un niveau
mondial, la survie de l’homme et de l’humanité dans sa dignité, le Président de la Conférence des évêques a rappelé que les baptisés doivent se savoir reponsables de la création et de l’humanité. "La vocation du chrétien
n’est pas une tâche facile à remplir dans une société nantie et ancrée dans
un "matérialisme grossier" qui mène au péché".
Mgr Schwery faisant allusion aux récents événements qui se sont produits
dans l’Eglise de Suisse, a condamné certaines tendances: "Ayons le courage
de dire très clairement à ceux de la gauche et à ceux de la droite qu’ils
manquent d’humilité. Certaines tendances dans notre Eglise ne sont plus du
tout représentatives de la diversité d’opinions, elles n’ont fait que provoquer la discorde et la division". Il importe à chacun de "faire un examen
de conscience et de se garder du progressisme comme du conservatisme" a-til conclu.
Les évêques suisses ont tiré un premier bilan très positif de la manifestation qui a permis à chacun de célébrer ce dimanche en dehors des
frontières de sa propre paroisse. Pour beaucoup de prêtres et de pèlerins
il a été important de se retrouver pour la célébration de la clôture de
l’Année Mariale. "On n’entend toujours parler des évêques par la presse,
par ce qu’ils écrivent dans leurs lettres pastorales. Cela nous fait du
bien de les voir et de sentir que l’on essaye de vivre la même chose" a
déclaré un pèlerin de Suisse romande. (apic/bcy)